“Lu pour vous” de bonne année 2017 !

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Voici le “lu pour vous” de bonne année !

 

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The effects of active mobilisation and rehabilitation in ICU on mortality and function: a systematic review.

Tipping et al. Intensive Care Med. 2016 Nov 18. [Epub ahead of print] ] Voir l’abstract.


 

NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION DES MEILLEURS ARTICLES DE CETTE FIN D’ANNÉE 2016 :

 

  1. Physiotherapy for Patients on Awake Extracorporeal Membrane Oxygenation: A Systematic Review.

Polastri et al. Physiother Res Int. 2016 Dec;21(4):203-209. doi: 10.1002/pri.1644. Epub 2015 Aug 14. Voir l’abstract

Les auteurs nous proposent une revue systématique de la littérature évaluant les caractéristiques et avantages potentiels de la kinésithérapie chez les patients éveillés sous ECMO (Extracorporeal Membrane Oxygenation). 9 études, incluant 52 patients, satisfaisaient aux critères d’inclusion. Les patients éveillés sous ECMO reçoivent généralement une combinaison de kinésithérapie active et passive et la plupart atteignent un niveau d’autonomie acceptable après le traitement. Ces données soulignent que la mobilisation précoce et la déambulation sont faisables et sécuritaires chez les patients éveillés sous ECMO veinoveineuse.

 

  1. Intensive Care Physiotherapy during Extracorporeal Membrane Oxygenation for Acute Respiratory Distress Syndrome.

Munshi et al. Ann Am Thorac Soc. 2016 Nov 29. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective dont le but est d’évaluer les techniques de kinésithérapie délivrées aux patients présentant un SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë) sous EMCO (extracorporeal membrane oxygenation), ainsi que l’association de cette prise en charge avec la mortalité.

61 patients en ARDS ont nécessité la mise en place d’une ECMO veinoveineuse. 82% (50) ont été pris en charge par l’équipe de kinésithérapie et 39% (18) ont atteint un niveau d’activité ≥ 2 (exercices actifs dans le lit), alors que 17% (8) ont atteint un niveau d’activité ≥ 4 (passage actif en position assise au bord du lit). La prise en charge de ces patients par les kinésithérapeutes était associée à une diminution de la mortalité en réanimation. La sévérité de la pathologie est le facteur principal déterminant l’intensité de la prise en charge.

La kinésithérapie pendant l’ECMO est faisable et sécuritaire quand elle est réalisée par étapes par une équipe expérimentée.

 

  1. Recovery of Dysphagia Symptoms after Oral Endotracheal Intubation in ARDS Survivors: A 5- Year Longitudinal Study.

Brodsky et al. Ann Am Thorac Soc. 2016 Dec 16. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Approximativement 60% des patients intubés en réanimation présentent une dysphagie après l’extubation et environ 50% d’entre eux broncho-inhalent. L’objectif de cette étude de cohorte prospective, incluant 13 unités de réanimation, était de déterminer les facteurs associés à la récupération des symptômes dysphagiques chez les patients ayant reçu une ventilation mécanique invasive pour un SDRA. 32% des patients inclus présentaient des symptômes dysphagiques cliniquement significatifs lors de leur sortie de l’hôpital. Plus aucun symptôme dysphagique n’était présent à la fin des 5 ans de suivi. Pour 23% des patients ces symptômes avaient disparu après 6 mois. La durée de séjour en réanimation est indépendamment associée à la durée de récupération.

 

  1. Early Mobilization Reduces Duration of Mechanical Ventilation and Intensive Care Unit Stay in Patients in Acute Respiratory Failure.

Lai et al. Arch Phys Med Rehabil. 2016 Dec 12. pii: S0003-9993(16)31297-7. doi: 10.1016/j.apmr.2016.11.007. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Le but de cette étude rétrospective observationnelle est d’évaluer l’effet de la mise en place d’un programme de réhabilitation précoce sur le devenir des patients de réanimation sous ventilation mécanique (VM). Le protocole de mobilisation était initié dans les 72 heures suivant la mise en place de la VM et appliqué 2 fois par jour, 5 jours par semaine, si possible avec la participation de la famille. Après la mise en place de ce protocole de mobilisation précoce, la durée de VM et la durée de séjour en réanimation étaient diminuées (4.7 vs. 7.5 jours, p < 0.001 et 6.9 vs. 9.9 jours, p = 0.001, respectivement). La mobilisation précoce est inversement associée à la durée de VM (β = ‒0.269, p = < 0.002, intervalle de confiance à 95% (CI): ‒4.767 to ‒1.072) et le risque que la VM dure plus de 7 jours était diminué chez les patients recevant de la mobilisation précoce (odds ratio: 0.082, 95% CI: 0.021 to 0.311).

L’introduction d’un programme de réhabilitation précoce chez les patients de réanimation sous VM diminue les durées de VM et de séjour en réanimation. Une équipe multidisciplinaire incluant la famille du patient peut travailler de concert pour améliorer le devenir de ces patients.

 

  1. Associations between positive end-expiratory pressure and outcome of patients without ARDS at onset of ventilation: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials.

Serpa Neto et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):109. Epub 2016 Nov 3. Voir l’abstract

Le but ici est de comparer les différents niveaux de pression expiratoire positive (PEP) administrés, en regard du devenir clinique des patients de réanimation sans syndrome de détresse respiratoire (SDRA) à l’initiation de la ventilation mécanique (VM). Une méta-analyse des essais randomisés contrôlés comparant les niveaux de PEP haut et faible a été réalisée.

L’utilisation de hauts niveaux de PEP chez les patients ne présentant pas de SDRA à l’initiation de la VM, n’est pas associée à une mortalité intra-hospitalière plus faible ou à une durée de VM plus courte, mais à un taux plus faible d’apparition de SDRA ou d’hypoxémie, ainsi qu’à des PaO2/FiO2 plus hauts. Ces résultats doivent être interprétés avec précaution du fait de l’hétérogénéité des études.

 

  1. Patterns of diaphragm function in critically ill patients receiving prolonged mechanical ventilation: a prospective longitudinal study.

Demoule et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):75. doi: 10.1186/s13613-016-0179-8. Epub 2016 Aug 5. Voir l’abstract

Il s’agit d’une étude ancillaire à un travail prospectif observationnel mené sur 2 unités de réanimation. La fonction diaphragmatique (évaluée par stimulation phrénique magnétique) était mesurée dans les 24h suivant l’intubation et toutes les 48 à 72h. La dysfonction diaphragmatique (DD) était définie par une pression convulsive trachéale < 11 cmH2O (twitch tracheal pressure (Ptr,stim)). Sous ventilation mécanique (VM) pendant plus de 5 jours, 79% des patients développent une DD : 53% présentant une DD à l’initiation de la VM, 33% de ceux-ci ont une DD persistante alors que 21% améliorent leur fonction diaphragmatique. Parmi les 47% ne présentant pas de DD à l’initiation de la VM, 26% développent une DD pendant leur séjour. La mortalité est plus élevée chez les patients qui présentent une DD (35 vs. 0 %, p = 0.04).

 

  1. 7. The Effect of Positive End-Expiratory Pressure on Intracranial Pressure and Cerebral Hemodynamics.

Boone et al. Neurocrit Care. 2016 Nov 15. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Le but de cette étude est d’évaluer l’effet de la pression expiratoire positive (PEP) sur la pression intracrânienne (PIC) et la pression de perfusion cérébrale (PPC) chez les patients ayant subi un traumatisme crânien et des degrés différents de lésions pulmonaires aiguës.

Une relation significative entre la PEP et la PIC, et entre la PEP et la PPC n’a pu être observée que lors des phases de lésions pulmonaires sévères. Dans ce cas, pour chaque augmentation de la PEP de 1 cmH2O, la PIC augmente de 0,31 mmHg (p=0,04) et la PPC de 0,85 mmHg (p=0,02). Les résultats suggèrent que la PEP peut être appliquée de manière sécuritaire chez les patients traumatisés crâniens puisqu’elle n’a pas d’impact cliniquement significatif sur la PIC et la PPC.

 

  1. Effect of Postextubation High-Flow Nasal Cannula vs Noninvasive Ventilation on Reintubation and Postextubation Respiratory Failure in High-Risk Patients: A Randomized Clinical Trial.

Hernández et al. JAMA. 2016 Oct 18;316(15):1565-1574. doi: 10.1001/jama.2016.14194. Voir l’abstract

Le but de cet essai randomisé multicentrique était de déterminer si l’oxygénothérapie à haut débit permettait de prévenir les défaillances respiratoires en post-extubation et de limiter les réintubations. Les patients étaient randomisés pour recevoir de l’oxygène à haut débit ou de la ventilation non invasive (VNI) pendant les 24 heures suivant l’extubation.

Chez les patients à haut risque de réintubation, l’oxygénothérapie à haut débit n’est pas inférieure à la VNI pour prévenir les réintubations et la détresse respiratoire post-extubation. De plus, le haut débit présente un certain nombre d’avantages pour ces patients.

 

  1. Effect of Conservative vs Conventional Oxygen Therapy on Mortality Among Patients in an Intensive Care Unit: The Oxygen-ICU Randomized Clinical Trial.

Girardis et al. JAMA. 2016 Oct 18;316(15):1583-1589. doi: 10.1001/jama.2016.11993. Voir l’abstract

Le but de cet essai randomisé est d’évaluer si un protocole conservateur pour la supplémentation en oxygène pourrait améliorer le devenir des patients admis en réanimation. Les patients étaient randomisés de manière à recevoir de l’O2 pour maintenir une PaO2 entre 70 et 100 mmHg, avec une SpO2 entre 94 et 98% (oxygène conservateur) ou, d’après les pratiques du service, pour permettre une PaO2 supérieure à 150 mmHg et une SpO2 entre 97 et 100% (groupe contrôle).

Chez les patients critiques, un protocole conservateur pour l’administration de l’O2 permet de réduire la mortalité par rapport à l’administration usuelle d’O2.

 

  1. Normal saline instillation before suctioning: A meta-analysis of randomized controlled trials.

Wang et al. Aust Crit Care. 2016 Nov 18. pii: S1036-7314(16)30136-9. doi: 10.1016/j.aucc.2016.11.001. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Ce travail a pour but d’évaluer l’effet de l’instillation de sérum physiologique avant les aspirations en réanimation. 5 essais randomisés contrôlés, comprenant 337 patients, ont été inclus de cette revue systématique et méta-analyse.

L’instillation de sérum physiologique avant l’aspiration n’apporte aucun bénéfice aux patients intubés ou trachéotomisés. Pire, elle réduit la saturation en oxygène jusqu’à 5 minutes après l’aspiration.

 

 

 

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