Fiche de lecture: dysphagie en réanimation.
Fiche de lecture: dysphagie en réanimation.

Titre : Dysphagia in intensive care unit : epidemiology, mechanisms , and clinical management.

Auteurs : Zuercher P, Moret C, Dziewas R. and Schefold J.

Revue : Critical Care

Année de publication : 2019

DOI : 10.1186/s13054-019-2400-2
Lien : https://doi.org/10.1186/s13054-019-2400-2


BACKGROUND: Dysphagia including post-extubation dysphagia (PED) is a concern in hospitalized patients on intensive care units (ICUs). Earlier studies, which were mostly limited by study design, patient selection, and/or limited patient numbers, reported conflicting and inconsistent results regarding the incidence of post-extubation dysphagia. We embarked to update respective available data in the context of dysphagia epidemiology, potential mechanism leading to dysphagia, screening approaches, and current and future treatment modalities.

METHODS: A systematic online literature search in PubMed was performed using Boolean logic combining. 123 articles were included.

RESULTS: An exhaustive description of the dysphagia epidemiology, potential mechanism leading to dysphagia, screening approaches, and current and future treatment modalities

CONCLUSIONS: In the light of the fact that the clinical consequences of ICU-acquired dysphagia (e.g., aspiration-induced pneumonitis/ pneumonia) can often be observed on ICUs, more data on underlying mechanisms and/or risk factors seems required. PED as a key subgroup affects a considerable number of critically ill patients and often persists far beyond ICU discharge. Awareness for dysphagia on the ICU should be increased, and systematic screening protocols should be established. Furthermore, dysphagia on the ICU appears an overlooked health care problem and studies on novel therapeutic interventions seem warranted.


Résumé : L’incidence de la dysphagie en réanimation, y compris la dysphagie post extubation (DPE), est un sujet régulièrement abordé mais peu connu. En effet, son incidence varie grandement allant de 3 à 62 % suivant les études. Cette revue de la littérature met en lumière les dernières données concernant le contexte de la dysphagie, l’épidémiologie, les mécanismes, les dépistages et les modalités de traitement courantes et futures.

La déglutition est un phénomène complexe impliquant de nombreuses structures : neurologiques (centrales et périphériques) ainsi que musculaires (plus de 50 muscles en jeu). La DPE est quand à elle le résultat de mécanismes multifactoriels souvent mal compris (intubation prolongée, neuromyopathie de réanimation, etc.).

Dans plus de 60 à 80% des cas, les patients restent dysphagiques à l’hôpital même une fois sortis de réanimation. Cette DPE a également un impact sur la morbidité et la mortalité (surmortalité de 9.2% à J+90).
Elle n’est pas systématiquement dépistée en routine et un examen au lit du patient devrait être implanté dans les unités de soins critiques. En effet ces techniques d’évaluation instrumentales ou non instrumentales existent (fibroscopie, vidéofluoroscopie, tests cliniques type GUSS ou V-VST).

Une fois identifiées, des mesures de rééducation devraient être initiées. On peut noter trois axes de traitements :
– Modification des textures diététiques ;
– Changements de postures et manœuvres de compensations ;
– Interventions visant à améliorer la déglutition (NMES par exemple).
Des nouvelles thérapies utilisant des approches afférentes périphériques et/ou des stimulations efférentes centrales pourraient également être intéressantes.

Malheureusement, la littérature sur le sujet est encore incomplète et peu robuste quant aux méthodes d’évaluations et solutions proposées.

Néanmoins, cette prise en charge se doit d’être interdisciplinaire et faire intervenir kinésithérapeutes, orthophonistes, diététiciens, infirmiers et aides-soignants pour une prise en charge globale.

Sur le même sujet : Houzé. Méd. Intensive Réa 2017, DOI : 10.1007/s13546-017-1277-9

Fiche de lecture: Echographie et extubation.
Fiche de lecture: Echographie et extubation.

Titre : Inability of Diaphragm Ultrasound to Predict Extubation Failure: A Multicenter Study

Auteurs : Vivier E, Muller M, Putegnat JB, Steyer J, Barrau S, Boissier F, Bourdin G, Mekontso-Dessap A, Levrat A, Pommier C, Thille AW

Revue : Chest

Année de publication : 2019

DOI : 10.1016/j.chest.2019.03.004
Lien :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=10.1016%2Fj.chest.2019.03.004


Abstract :

BACKGROUND: Diaphragmatic dysfunction may promote weaning difficulties in patients who are mechanically ventilated.

OBJECTIVE: The goal of this study was to assess whether diaphragm dysfunction detected by ultrasound prior to extubation could predict extubation failure in the ICU.

METHODS: This multicenter prospective study included patients at high risk of reintubation: those aged > 65 years, with underlying cardiac or respiratory disease, or intubated > 7 days. All patients had successfully undergone a spontaneous breathing trial. Diaphragmatic function was assessed by ultrasound prior to extubation while breathing spontaneously on a T-piece. Bilateral diaphragmatic excursion and apposition thickening fraction were measured, and diaphragmatic dysfunction was defined as excursion < 10 mm or thickening < 30%. Cough strength was clinically assessed by physiotherapists. Extubation failure was defined as reintubation or death within the 7 days following extubation.

RESULTS: Over a 20-month period, 191 at-risk patients were studied. Among them, 33 (17%) were considered extubation failures. The proportion of patients with diaphragmatic dysfunction was similar between those whose extubation succeeded and those whose extubation failed: 46% vs 51% using excursion (P = .55), and 71% vs 68% using thickening (P = .73), respectively. Values of excursion and thickening did not differ between the success and the failure groups: at right, excursion was 14 ± 7 mm vs 11 ± 8 (P = .13), and thickening was 29 ± 29% vs 38 ± 48% (P = .83), respectively. Extubation failure rates were 7%, 22%, and 46% in patients with effective, moderate, and ineffective cough (P < .01). Ineffective cough was the only variable independently associated with extubation failure.

CONCLUSIONS: Diaphragmatic dysfunction assessed by ultrasound was not associated with an increased risk of extubation failure.

 


Rationnel : Le taux d’échec d’extubation (réintubation ou décès) est en moyenne de 10 à 15% suivant les études et les services. Il peut même monter à 20% pour les patients à “haut risque” (âge>65ans et/ou antécédents cardio-respiratoire et/ou durée de ventilation>7jours). Les causes d’échec sont multifactorielles, mais l’atteinte diaphragmatique est souvent sous-estimée. L’équipe de Viviani se propose donc d’évaluer cette atteinte en utilisant l’échographie diaphragmatique en pré-extubation.

Intervention : Dans cette étude multicentrique, tous les patients à haut risque d’échec d’extubation et ayant réussi une épreuve de respiration spontanée étaient inclus. L’échographie était réalisée durant une pièce en T et la dysfonction diaphragmatique était définie par une course inférieure à 10mm ou une fraction d’épaississement de moins de 30%. Un kinésithérapeute était également chargé d’évaluer les muscles respiratoires, périphériques et l’encombrement bronchique. Le critère de jugement principal était l’échec d’extubation à J+7.
Sur les 191 patients inclus, il y a eu 33 échecs. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes sur

la course diaphragmatique ou l’épaississement, respectivement droit et gauche (p=0.25 et 0,91 ; p=0.72 et 0.62). En revanche, les patients en échec d’extubation avaient une toux plus faible, mais uniquement évaluée avec un score quantitatif de 0 à 4 (p<0.01), tandis qu’une évaluation spirométrique ne montrait pas de différence (p=0.74 avec un seuil de DEPT<35L/min et p=0.42 avec DEPT<60L/min). En outre, une quantité importante de sécrétions n’avait pas d’influence sur la suite de l’extubation (p=0.96).

Apports : Chez les patients à haut risque d’échec d’extubation, mais ayant réussi une épreuve de sevrage, l’échographie diaphragmatique ne permet pas de prédire l’issue de l’extubation. En revanche, l’évaluation clinique de la force de la toux (score qualitatif de 0 à 4) semble être un meilleur indicateur prédictif.
L’évaluation et l’expérience du kinésithérapeute restent donc primordiales pour l’extubation des patients à risque, comme le préconisent d’ailleurs les Recommandations Formalisée d’Experts de la SRLF et de la SFAR de 2016.

Limites et biais : Outre les conditions de réalisation de l’échographie diaphragmatique pouvant être difficiles et sous-optimales, le principal facteur limitant de cette étude pourrait être le recrutement des patients. En effet, les patients inclus étaient des patients ayant déjà réussi une épreuve de respiration spontanée, donc sevrables. Il faut différencier le sevrage, qui évalue la capacité du patient à respirer sans le ventilateur, de l’extubabilité, qui évalue la capacité du patient à respirer sans la sonde d’intubation.
L’échographie diaphragmatique ne devrait donc pas intervenir en systématique chez tous les patients, mais plutôt chez ceux en échec de sevrage comme outil diagnostique.

Sur le même sujet : Thille et al. Crit Care Med 2015, DOI: 10.1097/CCM.0000000000000748

Fiche de lecture sur l’extubation: aspiration vs pression positive.
Fiche de lecture sur l’extubation: aspiration vs pression positive.

Titre : Tracheal extubation with suction vs. positive pressure during emergence from general anaesthesia in adults: A randomised controlled trial.

Auteurs : L’Hermite J, Wira O, Castelli C, de La Coussaye JE, Ripart J, Cuvillon P

Revue : Anaesth Crit Care Pain Med

Année de publication : 2018

DOI : 10.1016/j.accpm.2017.07.005

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=10.1016%2Fj.accpm.2017.07.005


BACKGROUND: After general anaesthesia (GA) in adults, the optimal tracheal extubation technique (positive pressure or suctioning) remains debated. The primary endpoint of this study was to assess the effects of these techniques on onset time of desaturation (SpO2<92%).

METHODS: Sixty-nine patients with a body mass index<30 scheduled for elective orthopaedic surgery were allocated to positive pressure (PP) or suctioning (SUC) group. GA was standardised with propofol and remifentanil via target-controlled infusion. A morphine bolus of 0.15mg/kg was administered 20-30mins before the end of surgery. The effect of extubation technique on onset time of desaturation (T92) was assessed during the first 10mins after extubation during the spontaneous air breathing. Secondary endpoints included: frequency of desaturation, respiratory complications, need to use oxygen therapy and SpO2 at the end of the first hour while breathing in air.

RESULTS: Baseline patient characteristics and intraoperative management data for the 68 patients included had no relevant clinical difference between groups. T92 (sec) after tracheal extubation was 214 (168) vs. 248 (148) in the PP and SUC groups, respectively (P=0.44). In the PP and SUC groups, 50 and 43% reached a SpO2<92% within the first 10mins after extubation respectively (P=0.73). There were no statistically significant differences between groups for any secondary endpoints.

CONCLUSIONS: Positive pressure extubation as compared with suctioning extubation did not seem to delay onset time of desaturation after GA in standard weight adult patients.


Rationnel : La manière dont doit être réalisée l’extubation est souvent sujette à débat entre les partisans de l’extubation avec aspiration, et ceux avec pression positive et sans aspiration. Ces derniers reprochant à l’aspiration de dérecruter les poumons du patient avec risque de désaturation.

Intervention : Dans cette étude, L’Hermite a comparé 68 patients : 33 extubés en pression positive et sans aspiration contre 35 extubés avec aspiration. Les patients étaient extubés en salle de réveil, après avoir étaient pré-oxygénés avec 100% de FiO2. Le critère de jugement principal était le délai de désaturation (SpO2<92%). Dans les deux groupes, ce délai était identique (214’’ vs 248’’, p=0.44). De plus, à une heure, la SpO2 des patients était la même (95% vs 95%, p=0.92). Enfin, dans le groupe pression positive, les données montrent une tendance à avoir plus de complications respiratoires, notamment de difficultés à la toux (21% vs 3%, p=0.17).

Apports : L’aspiration lors de l’extubation ne favorise pas la désaturation des patients. En revanche, il semble exister un risque pour les patients à ne pas être aspirer, notamment de mauvaise évacuation des sécrétions et donc de majoration du travail respiratoire. Il faut donc se poser la question de la balance bénéfice-risque du geste pour le patient et ne pas vouloir être systématique.

Limites et biais : Cette étude a été réalisée sur des patients de moins de 65 ans, admis pour chirurgie programmée, avec un IMC inferieur à 30kg/m2, et sans antécédent respiratoire, soit bien loin des patients habituellement extubés en réanimation. La question des patients avec œdèmes laryngés, lésions ORL ou hypoxémie pré-extubation n’a pas non plus été évoquée. Il faut donc rester pragmatique et évaluer chaque patient au cas par cas, avec notamment une stratégie post-extubation (ventilation non invasive, haut débit nasal).

Sur le même sujet : Andreu et al. Respir Care 2019, DOI: 10.4187/respcare.06541

Fiche de lecture sur l’évaluation de la déglutition en post extubation.
Fiche de lecture sur l’évaluation de la déglutition en post extubation.

Titre : Evaluation of Swallow Function Post-Extubation: Is It Necessary to Wait 24 Hours?

Auteurs : Leder SB, Warner HL, Suiter DM, Young NO, Bhattacharya B, Siner JM, Davis KA, Maerz LL, Rosenbaum SH, Marshall PS, Pisani MA, Siegel MD, Brennan JJ, Schuster KM

Revue : Ann Otol Rhinol Laryngol

Année de publication : 2019

DOI : 10.1177/0003489419836115

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=10.1177%2F0003489419836115


BACKGROUND: Post-extubation dysphagia is associated with an increased incidence of nosocomial pneumonias, longer hospitalizations, and higher re-intubation rates. The purpose of this study was to determine if it is necessary to delay swallow evaluation for 24 hours post-extubation.

METHODS: A prospective investigation of swallowing was conducted at 1, 4, and 24 hours post-extubation to determine if it is necessary to delay swallow evaluation following intubation. Participants were 202 adults from 5 different intensive care units (ICU).

RESULTS: A total of 166 of 202 (82.2%) passed the Yale Swallow Protocol at 1 hour post-extubation, with an additional 11 (177/202; 87.6%) at 4 hours, and 8 more (185/202; 91.6%) at 24 hours. Only intubation duration ≥4 days was significantly associated with nonfunctional swallowing.

CONCLUSIONS: We found it is not necessary to delay assessment of swallowing in individuals who are post-extubation. Specifically, the majority of patients in our study (82.2%) passed a swallow screening at 1 hour post-extubation.


Rationnel : La question du timing de réalisation de l’évaluation de la déglutition post-extubation revient régulièrement, et diffère suivant les habitudes de services, sans réel argument. Il est en effet important de réalimenter précocement les patients pour éviter la dénutrition, sans favoriser le risque de pneumopathie d’inhalation.

Intervention : Leder propose d’évaluer à plusieurs intervalles (H+1, H+4 et H+24) la déglutition des patients afin de déterminer le meilleur moment. Le test choisi est le Yale Swallow Protocol, qui consiste en une évaluation cognitive, une évaluation de la motricité buccale et enfin la déglutition de « 3-Oz » (≈90mL) d’eau.
Dans 82% des cas, les patients réussissent le test de déglutition à H+1 de l’extubation. La principale différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent est la durée de ventilation (34h contre 96h, p=0.001).

Limites et biais : Le Yale Swallow Protocol est un protocole anglo-saxon, avec la déglutition en première intention d’une quantité importante d’eau liquide afin de se rapprocher le plus possible de la déglutition physiologique. En France, la tendance est plutôt de tester progressivement avec des textures évolutives (gélifié, épaissi, liquide).

Apports : La déglutition en post-extubation peut donc être testée rapidement, dés H+1, chez la majorité des patients. Le principal critère devant faire reporter la réalisation du test est une durée de ventilation supérieure à 48h, ou des troubles neurologiques et de la sphère ORL.

Sur le même sujet : Macht et al. Crit Care Med 2013, DOI : 10.1097/CCM.0b013e31829caf33

MOOC Ventilation. Formation en ligne.
MOOC Ventilation. Formation en ligne.

Nous choisissons de vous diffuser les informations sur un cours en ligne gratuit !! 

Il s’agit du MOOC  EIVASION (Enseignement Innovant de la Ventilation Artificielle par la SimulatION).

On y retrouvera des vidéos explicatives  sur les parties théoriques, mais aussi et surtout des mises en situation clinique au cours de vidéos interactives innovantes tournées au lit d’un simulateur.

Le programme repose sur:

  • les grands principes de la physiologie et de la mécanique respiratoire permettant d’interpréter les courbes du ventilateur,
  • l’utilisation des principaux modes ventilatoires en ventilation invasive et non invasive.

Pour qui ?

  • toute personne travaillant dans le domaine de la ventilation artificielle
  • médecins: intensivistes, réanimateurs, anesthésistes, urgentistes, pneumologues et cardiologues
  • étudiants en médecine en 3e cycle
  • personnels paramédicaux: infirmières, infirmières anesthésistes, kinésithérapeutes et physiothérapeutes
  • professionnels travaillant dans l’industrie de la ventilation artificielle

La formation démarre le 2 mai 2019. Une inscription est demandée pour y avoir accès.

La quantité de travail demandée est de 2 à 4h par semaine durant 5 semaines.

Les participants auront jusqu’au 23 juin pour valider le MOOC.

Responsables pédagogiques:  Dr G.Carteaux, Pr A.Mekontso Dessap, Dr L.Piquilloud et Dr F.Beloncle.

Pour plus d’information et pour vous inscrire: cliquez ici !

L’équipe de la SKR.

Programme 5ème journée marseillaise de la SKR
Programme 5ème journée marseillaise de la SKR
5ème JOURNEE MARSEILLAISE de la SOCIETE DE KINESITHERAPIE de REANIMATION Samedi 19 octobre 2019 à l’IFMK de Marseille: 92, rue Auguste Blanqui 13005 Marseille
De la réanimation au cabinet: quelles nouveautés en kinésithérapie respiratoire ?
8h45: OUVERTURE
SESSION REANIMATION 9h à 9h25 Actualités dans l’Insuffisance Respiratoire Aigüe Pr PAPAZIAN Laurent (Marseille)
Modérateurs 5mn questions
Dr Bruno PASTENE 9h30 à 9h55h Actualités sur le désencombrement bronchique du patient ventilé RIFFARD Guillaume (St Etienne)
5mn questions
Pierre MAFFEI 10H à 10h25 Mon patient est extubé: alors que faire ? FREYNET Anne (Bordeaux)
5mn questions
10h30 à 11h: VISITE STANDS et PAUSE
SESSION REHABILITATION 11h à 11h20 PEC BPCO en SSR NEGRE Cyrielle (Montpellier)
Modérateurs 5mn questions  
  11h25 à 11h45 AMC 28 .. La clef du libéral peut être ? GAUDINO Quentin (Marseille)
Dr Aldjia ABDELLAOUI 5mn questions  
  11h50 à 12h10 Téléréhabilitation Dr HAYOT Maurice (Lodeve)
Dr Maurice HAYOT 5mm questions  
  12h15 à 12h35 Urban training MARTINEZ ALEJOS Roberto (Montpellier)
5mn questions
12h40 à 14h: VISITE STANDS et REPAS
Atelier/Cours 14h à 15h25
  Salle1 Atelier désencombrement: aides instrumentales, relaxateur, Cought assist… MARTINEZ ALEJOS Roberto LEBRET Marius (Philips et Air Liquide)
  Amphi A Réhabilitation respiratoire:Evaluation musculaire et tests de terrain VILLIOT-DANGER Estelle (Briançon) et Dr BEAUMONT Marc (Morlaix)
MICRO PAUSE
Atelier/Cours 15h35 à 17h00
Salle1 Atelier désencombrement: aides instrumentales, relaxateur, Cought assist… MARTINEZ ALEJOS Roberto LEBRET Marius (Philips et Air Liquide)
Amphi A Réhabilitation respiratoire:Evaluation musculaire et tests de terrain VILLIOT-DANGER Estelle (Briançon) et Dr BEAUMONT Marc (Morlaix)
17h: FIN DE JOURNEE

Congrès SKR. Informations complémentaires à venir.

5ème journée marseillaise de la SKR
5ème journée marseillaise de la SKR

Samedi 19 octobre 2019.

Programme: cliquez ici !

Actualités en ventilation
Actualités en ventilation

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Indicateurs de la Qualité des parcours dans la BPCO  – Appel à candidature d’experts (CMK)
Indicateurs de la Qualité des parcours dans la BPCO – Appel à candidature d’experts (CMK)

Appel à candidature de Masseurs-Kinésithérapeutes Experts : Dossier 76

 

Thématique : Indicateurs de la Qualité des parcours dans la BPCO

Mission:

Dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé (STSS), c’est avec le parcours BPCO que la HAS a choisi de débuter l’élaboration d’indicateurs de qualité des parcours.

La HAS souhaite réunir un groupe de travail afin de lui présenter les résultats de l’analyse bibliographique et identifier les indicateurs de qualité envisageables. Ces premiers travaux serviront de base pour éprouver la méthode d’élaboration envisagée et permettre la construction d’indicateurs pour les autres parcours, tels que souhaités dans la STSS.

Celui-ci se réunira le mercredi 3 octobre 2018 dans les locaux de la HAS (de 10 h à 17h).

 

Le Collège de la Masso-Kinésithérapie recherche 2 Masseurs-Kinésithérapeutes ayant une expertise en lien avec la thématique

 

Modalités:

Les frais de déplacements seront pris en charge par la HAS. Par ailleurs, la participation aux réunions fait l’objet d’une indemnisation de 152 €, à laquelle s’ajoute un complément de 198 € pour les experts ayant une activité libérale prépondérante ou exclusive.

Nous vous rappelons que les experts proposés pour le groupe de travail devront remplir une Déclaration Publique d’Intérêts et qu’à ce titre, ils ne doivent pas avoir de conflits d’intérêts financiers en rapport avec le sujet. Si un expert est retenu par la HAS pour participer au groupe de travail, sa déclaration d’intérêts sera publiée sur le site internet de l’institution, à l’exception des données personnelles.

 

Procédure de candidature :

Les candidatures doivent être adressées au Collège de la Masso-Kinésithérapie

au plus tard le vendredi 10 août 2018 à 18H00 (date et heure de clôture de l’appel),

par voie électronique exclusivement, à l’adresse : secretariat@college-mk.org

 

Composition du dossier pour chaque candidat :

  1. Une lettre de candidature à l’attention du Président du CMK sur laquelle figure le N° d’inscription à l’ordre professionnel ;
  2. Un curriculum vitae actualisé avec liste des titres et travaux ;
  3. La déclaration publique d’intérêt du Collège de la Masso-Kinésithérapie ;
  4. La charte d’éthique et de déontologie du Collège de la Masso-Kinésithérapie.

 

L’ensemble doit être envoyé sous forme de 4 pièces jointes distinctes, en format PDF.

 

 

Critères de sélections des experts par le Collège de la Masso-Kinésithérapie :

Le CMK sélectionnera les experts selon les critères suivants :

  1. Les kinésithérapeutes candidats doivent être titulaires d’un diplôme de MK permettant l’exercice plein et entier de la profession sur le territoire français.
  2. Absence de liens d’intérêt majeurs ;
  3. Titres en adéquation avec le dossier ;
  4. Travaux récents (moins de 5 ans) en adéquation avec le dossier ;
  5. Présentation de dossiers complets ;
  6. Adéquation des aspects déontologique et/ou scientifique et/ou politique à la thématique ;
  7. Qualité de la lettre de motivation ;
  8. Appartenance à une structure membre du CMK.

 

 

Les modalités de candidature sont rappelées sur site du Collège www.college-mk.org dans l’onglet « Activités du CMK » – Pack de l’expert où la Déclaration Publique d’Intérêt et la Charte d’Ethique du Collège sont téléchargeables.

http://www.college-mk.org/pack-de-lexpert/

Actualités en ventilation
Actualités en ventilation

actualité ventilation 2017La 13ème édition des “Actualités en Ventilation” 2017 se déroulera le samedi 18 novembre 2017 aux Cliniques universitaires Saint-Luc (Bruxelles).

Les Comités d’organisation et scientifique rassemblent des médecins, des kinésithérapeutes et des infirmier(e)s. Leur priorité est de présenter une actualisation des connaissances et des pratiques dans le domaine de la ventilation.

Cette année encore, nous avons invité des experts belges, suisses et français. Trois auditoires fonctionneront en parallèle et vous accueilleront selon votre choix.

Consultez le programme et inscrivez-vous en cliquant ici

“Lu pour vous” du printemps
“Lu pour vous” du printemps

Dans cette rubrique, les adhérents retrouvent chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article “à la une” détaillé et commenté !

 

Voici le “lu pour vous” du printemps

 

Entête

Andersen et al. Thorax. 2017 Mar;72(3):221-229. doi: 10.1136/thoraxjnl-2015-207555. Epub 2016 May 12. Voir l’abstract. Article en Accès libre !

 

POUR ACCÉDER À LA LECTURE DÉTAILLÉE DE CET ARTICLE C’EST ICI !

(Contenu uniquement accessible par les membres de la SKR.

Pour obtenir la lecture détaillée, devenez membre !)


 

NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION

DES MEILLEURS ARTICLES DE CE PRINTEMPS 2017 :

 

 

 

  1. Short-Term Effect of Autogenic Drainage on Ventilation Inhomogeneity in Adult Subjects With Stable Non-Cystic Fibrosis Bronchiectasis.

Poncin et al. Respir Care. 2017 Feb 21. pii: respcare.05194. doi: 10.4187/respcare.05194. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

L’index de clearance pulmonaire (LCI) mesure l’inhomogénéité de la ventilation grâce à un test de multiples lavages respiratoires. Cette étude évalue les effets du drainage autogène sur l’inhomogénéité pulmonaire et la fonction pulmonaire chez des patients atteints de bronchectasies non liées à la mucoviscidose.

Un test d’inhomogénéité pulmonaire (via le LCI), une spirométrie et une pléthysmographie ont été réalisée 30 min avant le drainage autogène et 5 minutes après. La quantité d’expectoration a été mesurée en poids sec et corrélée aux changements avant-après drainage.

Chez les 24 sujets inclus, l’inhomogénéité pulmonaire s’est améliorée après le drainage (10,88 ± 2,62 vs 10,53 ± 2,35, P = 0,042). La variation d’inhomogénéité pulmonaire est inversement corrélée au poids sec des sécrétions (r = -4,8, P = 0,02).

Chez les adultes atteints de bronchectasies non liées à la mucoviscidose et hypersécrétants, le drainage autogène réduit l’inhomogénéité de la ventilation. Le changement de LCI peut être le résultat d’un meilleur recrutement ou de l’évacuation des sécrétions pulmonaires.

 

  1. Early Rehabilitation in the Medical and Surgical Intensive Care Units for Patients With and Without Mechanical Ventilation: An Interprofessional Performance Improvement Project.

Corcoran et al. PM R. 2017 Feb;9(2):113-119. doi: 10.1016/j.pmrj.2016.06.015. Epub 2016 Jun 23. Voir l’abstract.

 

Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de la mobilisation précoce sur la durée de séjour et le devenir des patients, avec ou sans ventilation mécanique, ainsi que le coût de la mise en place d’un tel programme. 160 patients ont été inclus dans l’analyse précédant la mise en place du programme de mobilisation précoce, 123 dans l’analyse lui faisant suite. 60 minutes de réhabilitation par patient permettent de diminuer la durée de séjour en réanimation de 20% (p=0.05) et de 40% le séjour hospitalier après la réanimation (p<0.01). Après l’instauration du programme de mobilisation précoce 40,5% des patients peuvent rentrer à la maison sans soins à domicile contre 18,2% avant l’instauration du programme. L’instauration de ce programme de mobilisation précoce permet de réduire les couts d’hospitalisation de 1,5 million $ par an (diminution des durées de séjour, moindre frais de soins de santé et de moindres besoins en soins dans les services non-aigus).

 

  1. Fifty Years of Research in ARDS. Respiratory Mechanics in Acute Respiratory Distress Syndrome.

Henderson et al. Am J Respir Crit Care Med. 2017 Mar 17. doi: 10.1164/rccm.201612-2495CI. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë est une pathologie pulmonaire multifactorielle qui reste associée à un niveau élevé de morbi/mortalité. La ventilation mécanique, bien que qu’essentielle à la survie du patient, est associée à des lésions iatrogènes venant se surajouter à la pathologie initiale. Les recommandations actuelles conseillent l’utilisation de petits volumes courants et hauts niveaux de pression positive expiratoire, management appelé “ventilation protectrice”. Les données récentes de la littérature suggèrent que des réglages de la ventilation basés sur l’évaluation de la mécanique respiratoire propre au patient permettraient un meilleur devenir pour les patients que l’utilisation de réglages standards de la ventilation protectrice. Cette revue souligne les mesures et applications des concepts de mécanique respiratoire tels que : pression de plateau, pression motrice, pression transpulmonaire, stress and strain index. De plus, le concept de “baby lung” et l’utilisation de mesures dynamiques, en plus des mesures statiques sont discutés.

 

  1. Cuff Leak Test for the Diagnosis of Post-Extubation Stridor.

Schnell et al. J Intensive Care Med. 2017 Jan 1:885066617700095. doi: 10.1177/0885066617700095. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Le test de fuite a été développé pour prédire l’apparition des stridors post-extubation. Cette étude prospective multicentrique évalue la performance diagnostique de 4 tests de fuite chez les patients critiques au moment de leur première extubation planifiée.

Le stridor post-extubation apparaît chez 3,4% des patients. Chez ces patients, la réintubation est plus fréquente, associée à une durée plus longue de ventilation ainsi qu’une durée de séjour aux soins intensifs augmentée. La mortalité est inchangée. Les 4 tests de fuites montrent une faible précision : la sensibilité est variable de 27 à 46% et la spécificité de 70 à 88%, la valeur prédictive positive est de 14 à 19% et la valeur prédictive négative est de 92 à 93%. Du fait des nombreux faux positifs rencontré, l’utilisation des tests de fuites en routine expose les patients à des durées de ventilation mécanique anormalement prolongées.

 

  1. Implementation of an Early Mobility Pathway in Neurointensive Care Unit Patients With External Ventricular Devices.

Moyer et al. J Neurosci Nurs. 2017 Apr;49(2):102-107. doi: 10.1097/JNN.0000000000000258. Voir l’abstract.

 

Le but de cette étude est de déterminer la sécurité, la faisabilité et l’intérêt d’un protocole de mobilisation précoce chez les patients souffrant d’hémorragie sous arachnoïdienne (HSA) avec drainage ventriculo-externe (DVE). Les patients ont été enrôlés prospectivement pendant 12 mois et comparé à un groupe contrôle de patient souffrant d’HSA hospitalisés avant les 12 mois. Sur 101 session de mobilisation, 6 ont dues être interrompues (1 altération de l’état de conscience, 1 douleur, 1 augmentation de pression intracrânienne, 1 dysfonctionnement du DVE, 2 hypotensions). 24 sessions ont été envisagées mais jamais initiées du fait d’une aggravation de l’état neurologique (10), d’une instabilité respiratoire (2), hémodynamique (2), médicale (3) ou autre (1). Aucun DVE n’a été altéré ou délogé.

La mise en place d’un protocole de mobilisation précoce chez les patients avec DVE est sécuritaire et faisable et peut être associée à une prise en charge plus rapide, une diminution de la durée de séjour en réanimation (non significatif dans cette étude) et une meilleure récupération à la sortie, sans entrainer de complication majeure.

 

  1. Safety and Feasibility of a Protocolized Approach to In-Bed Cycling Exercise in the Intensive Care Unit: Quality Improvement Project.

Kimawi et al. Phys Ther. 2017 Mar 31. doi: 10.1093/ptj/pzx034. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Un projet d’amélioration de la qualité (QI pour Quality Improvement) a été conduit pour évaluer si un protocole standardisé de cycloergomètre au lit était faisable et sécuritaire et permettait une plus longue durée de pédalage et d’atteindre des résistances plus élevées. Un protocole de 35 minutes de pédalage au lit a été implémenté dans une unité de réanimation médicale et testé pendant une période de 7 mois (Groupe QI), comparée aux données collectées les 18 mois précédents l’implémentation du protocole (groupe pré-QI).

106 patients ont reçu 260 séances standardisées (Groupe QI) vs 178 patients qui ont reçu 498 sessions avant l’implémentation du protocole (groupe pré-QI). Les patients du groupe QI pédalent significativement plus longtemps (35 [25 – 35] vs. 25 [18 – 30] minutes, P<0.001) et atteignent plus souvent des résistances supérieures à 0 (47% vs. 17% of sessions, P<0.001) que le groupe pré-QI.

 

 

  1. The Effect of High-Flow Nasal Cannula Oxygen Therapy on Mortality and Intubation Rate in Acute Respiratory Failure: A Systematic Review and Meta-Analysis.

Monro-Sommerville et al. Crit Care Med. 2017 Apr;45(4):e449-e456. doi: 10.1097. Voir l’abstract.

 

Revue systématique et méta-analyse évaluant le niveau d’évidence quant à l’utilisation des canules nasals à haut débit chez les patients en insuffisance respiratoire aigüe sur la mortalité hospitalière, le taux d’intubation, l’apparition de délirium et le confort. 14 études ont été retenues, incluant au total 20507 sujets. Il n’existe pas de différence significative en termes de mortalité hospitalière ou de confort entre les canules nasales à haut débit et les soins courants. Une analyse qualitative sur 13 études suggère que les canules nasales à haut débit améliorent le confort et la dyspnée. Des essais randomisés contrôlés de plus grande ampleur sont nécessaires.

 

  1. Thoracic Muscle Cross-Sectional Area is Associated with Hospital Length of Stay Post Lung Transplantation: A Retrospective Cohort Study.

Rozenberg et al. Transpl Int. 2017 Apr 8. doi: 10.1111/tri.12961. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Cette étude compare la masse musculaire squelettique de candidats à la transplantation pulmonaire, mesurée via tomodensitométrie, vs des sujets contrôles et les données cliniques pré et post transplantation. 527 candidats à la transplantation pulmonaire ont été évalués rétrospectivement. L’association entre la section transversale des fibres des muscles thoraciques et le test de marche de 6 min (6MWD) pré-transplantation, le questionnaire de qualité de vie (HRQL), la mortalité ou le retrait des listes de greffe, le devenir après transplantation et la mortalité à un an, ont été utilisé dans une analyse multivariée.

La section transversale des fibres musculaires était inférieure de 10 % chez les sujets en attente de greffe pulmonaire par rapport aux sujets contrôles. La taille des fibres est associée au 6MWD pré-transplantation mais aucune association n’a pu être mise en évidence avec la HRQL, le retrait des listes de greffe ou la mortalité. L’augmentation de la section transversale des fibres (par 10 cm2) est associée à de plus courtes durées de séjour  [médiane : 0.7 jours 95% CI (0.2-1.3)], indépendamment du 6MWD.

La section transversale des fibres des muscles thoraciques est une mesure simple et facilement disponible de la masse musculaire squelettique et est en mesure de prédire la durée de séjour hospitalière, mais de plus amples études sont nécessaires pour évaluer la contribution de cette perte musculaire aux déficits présents chez les patients en attente de greffe pulmonaire.

 

 

  1. Six-minute Stepper Test to Set Pulmonary Rehabilitation Intensity in Patients with COPD – A Retrospective Study.

Bonnevie et al. COPD. 2017 Apr 7:1-5. doi: 10.1080/15412555.2017.1303040. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Le but de cette étude est de développer une équation prédictive, sur base du stepper test de 6 min (6MST), pour fixer l’intensité de travail des patients BPCO bénéficiant de revalidation pulmonaire. Les relations suivantes ont été analysées : fréquence cardiaque moyenne (HR) pendant les 3 premières (HR1-3) et dernières minutes (HR4-6) du 6MST, HR au moment du seuil ventilatoire (vt) atteint lors d’un test cardio-pulmonaire (HRvt), le nombre de montée à la fin du 6MST, la charge de travail au seuil ventilatoire (Wvt) et le VEMs.

24 patients ont été inclus rétrospectivement.

HRvt = 0.7887 × HR1-3 + 20.83 and HRvt = 0.6180 × HR4-6 + 30.77.

Il existe une forte corrélation entre HR1-3, HR4-6 et HRvt (r = 0.69, p < 0.001 et r = 0.57, p < 0.01 respectivement). Une corrélation positive a été trouvée entre le nombre de montée au 6MST et LoWvt (r = 0.63, p < 0.01). L’équation prédictive : LogWvt = 0.001722 × step count + 1.248. Le 6MST peut être utilisé pour individualiser l’entrainement aérobie chez les patients BPCO.

 

 

  1. Pre- and postoperative inspiratory muscle training in patients undergoing cardiac surgery: systematic review and meta-analysis.

Gomes Neto et al. Clin Rehabil. 2017 Apr;31(4):454-464. doi: 10.1177/0269215516648754. Epub 2016 Jul 10. Voir l’abstract.

 

Revue systématique dont le but est de déterminer les effets de l’entrainement des muscles respiratoires pré et post chirurgie cardiaque, sur la durée de séjour post-opératoire et la fonction pulmonaire.

8 études remplissaient les critères d’inclusion. L’entrainement pré-opératoire permet de réduire la durée de séjour hospitalière post-opératoire de 2 jours (95% CI -3.4, -0.7, N = 302), d’améliorer la pression inspiratoire de 16,7 cmH2O (95% CI 13.8, 19.5, N = 386), le VEMs de 3% de sa valeur prédite (95% CI 0.1, 6, N = 140), la capacité vitale forcée de 4,6% de sa valeur prédite (95% CI 1.9, 7.4, N = 140). L’entrainement pré-opératoire permet de réduire les risques de complications pulmonaires (RR = 0.6; 95% CI 0.5 to 0.8; P = 0.0004, N = 386). L’entrainement post-opératoire améliore la pression inspiratoire de 16,5 cmH2O (95% CI 4.9, 27.8, N = 115) et le volume courant de 185 mL (95% CI 19.7, 349.8, N = 85).

L’entrainement des muscles inspiratoires pré et post-opératoire montre des bénéfices dans le traitement des patients subissant une chirurgie cardiaque.

 

 

 

 

Travail réalisé pour la SKR par Mathieu Delorme (mathieu.delorme.pt@gmail.com) et Emilie Bialais (emilie.bialais@uclouvain.be).

 

Les auteurs ont réalisé ce travail en se basant sur le contenu original des articles.

 

 

JFK 2017, votre prochain rendez-vous SKR.
JFK 2017, votre prochain rendez-vous SKR.
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JFK 2017, rendez-vous aux sessions de la SKR!

Du 27 au 29 Avril 2017 se tiendront les 6èmes journées francophones de kinésithérapie, au centre des congrès de l’Hôtel New-York Disney.

La SKR intervient sur plusieurs sessions dans le programme cardio respiratoire (ci-dessous). N’oubliez pas de réserver rapidement votre place.

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Infos : http://www.congres-jfk.fr/

 

3ème Journée Marseillaise de la Société de Kinésithérapie de Réanimation – 2 décembre 2017
3ème Journée Marseillaise de la Société de Kinésithérapie de Réanimation – 2 décembre 2017

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Chers amis,

La JMSKR 2016 fut une réussite : vous étiez au rendez-vous !

On espère vous voir aussi nombreux et nombreuses cette année à Marseille pour cette 3 ème édition le 02 décembre prochain !

Toutes les informations pratiques et le programme sont disponibles ICI

INSCRIVEZ-VOUS ICI

screenshot programme JMSKR 2017

 

 

Diplôme Universitaire de Kinésithérapie de Réanimation
Diplôme Universitaire de Kinésithérapie de Réanimation
Diplôme Universitaire de Kinésithérapie de Réanimation
Diplôme Universitaire de Kinésithérapie de Réanimation

2016-01-18 11.33.00Le diplôme universitaire « Kinésithérapie de Réanimation » est une formation théorique et pratique dispensée par la faculté de Bordeaux.


Formation complète pour la session 2018-2020. Inscription clôturée. 


-Il est basé sur le référentiel de compétences et d’aptitudes du masseur- kinésithérapeute de réanimation.

-Il s’articule autour de 6 modules théoriques obligatoires répartis sur 2 ans.

-3 modules sont enseignés à Bordeaux et 3 autres modules à Bruxelles pour un volume total de 85 heures d’enseignement théorique.

-Un enseignement pratique est à réaliser la deuxième année après l’enseignement théorique au travers d’un stage de 15 jours minimum dans un service approuvé par la Société de Kinésithérapie de Réanimation.

-L’obtention du diplôme est soumis à la validation de la formation théorique lors d’une épreuve portant sur les 6 modules ainsi que sur la validation du stage pratique.

-Informations, programme complet et inscriptions disponibles par courriel : guillaume.gobaille@chu-bordeaux.fr

“Lu pour vous” de la Saint Valentin
“Lu pour vous” de la Saint Valentin

Dans cette rubrique, les adhérents retrouvent chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article “à la une” détaillé et commenté !

 

Voici le “lu pour vous” de la Saint Valentin

Chest lu pour vous

POUR ACCÉDER À LA LECTURE DÉTAILLÉE DE CET ARTICLE C’EST ICI !

(Contenu uniquement accessible par les membres de la SKR. Pour obtenir la lecture détaillée, devenez membre !)

Les auteurs ont mené une revue systématique de la littérature pour 1) évaluer l’impact des différents dispositifs technologiques dans la gestion des fuites non intentionnelles ; et 2) déterminer s’il existe des caractéristiques spécifiques aux patients, identifiées comme déterminants des fuites non intentionnelles.  Conclusion : Le masque naso-buccal était associé à des fuites non intentionnelles plus importantes que le masque nasal, bien qu’il soit usuellement installé pour corriger les fuites. Aucun mode de PPC n’est supérieur pour corriger les fuites non intentionnelles. Les facteurs anthropométriques, l’âge, le sexe, l’IMC et la distribution centrale des masses adipeuses pourrait être des facteurs explicatifs de l’apparition des fuites. L’obstruction nasal est un facteur déterminant de la fuite non-intentionnelle.


NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION

DES MEILLEURS ARTICLES DE CE DÉBUT D’ANNÉE 2017 :

 

  1. Ventilation-induced lung injury exists in spontaneously breathing patients with acute respiratory failure.

YES: Brochard L. Intensive Care Med. 2017 Jan 10. doi: 10.1007/s00134-016-4645-4. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

NO: Antonelli M. Intensive Care Med. 2017 Jan 10. doi: 10.1007/s00134-016-4488-z. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

WE ARE NOT SURE: Gattinoni L. Intensive Care Med. 2017 Jan 10. doi: 10.1007/s00134-016-4483-4. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

Depuis la naissance de la réanimation en 1952 à Copenhague, la ventilation mécanique a universellement démontré qu’elle était un recours permettant de sauver des vies. Néanmoins, il a fallu bon nombre d’années pour se rendre compte que lorsque celle-ci était administrée avec pour seule fin de reproduire la physiologie normale, c’est-à-dire de préserver des échanges gazeux normaux, elle pouvait s’avérer délétère pour les poumons et causer tort au patient. La ventilation dite « protectrice » a alors connu son essor. Depuis quelques années commence à être souligné le fait que ce que l’on connaissait sous le terme de « ventilator induced lung injury » serait le reflet, en grande partie de « ventilation induced lung injury », quelle que soit la façon de respirer. Dans cette édition, le journal Intensive Care Medicine propose une controverse autour de la question suivante : Les lésions pulmonaires induites par la ventilation existent-elles chez les patients en détresse respiratoire aigüe en respiration spontanée ?

 

  1. High-flow warm humidified oxygen versus standard low-flow nasal cannula oxygen for moderate bronchiolitis (HFWHO RCT): an open, phase 4, randomised controlled trial.

Kepreotes et al. Lancet. 2017 Feb 1. pii: S0140-6736(17)30061-2. doi: 10.1016/S0140-6736(17)30061-2. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

La bronchiolite est une infection respiratoire fréquente dont le traitement aigu repose sur une prise en charge de la détresse respiratoire et de l’hypoxie. Le haut débit nasal est susceptible de répondre à cette problématique et les auteurs de cette étude ont donc cherché à évaluer si son utilisation pouvait réduire la durée de sevrage de l’oxygène chez ce type de patients. Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé incluant 202 nourrissons de moins de 2 ans, et comparant le haut débit nasal (1L/min/kg, maximum 20 L/min, et FiO2 max 60%) à l’oxygénothérapie conventionnelle (maximum 2 L/min). La durée médiane de sevrage était de 24h dans le groupe contrôle (95% CI 18-28) et 20h dans le groupe haut débit nasal (95% CI 17-34) (hazard ratio [HR] for difference in survival distributions 0·9 [95% CI 0·7-1·2]; log rank p=0·61). L’échec de traitrement était moins fréquent dans le groupe haut débit nasal que dans le groupe contrôle (14% vs. 33% ; p=0,0016) mais le taux d’admission en réanimation était similaire (respectivement 14% vs. 12% ; p=0,41). Les auteurs concluent que le haut débit nasal ne permet pas de réduire la durée d’oxygénothérapie dans cette population de bronchiolites de sévérité modérée, ce qui suggère que l’utilisation précoce du haut débit nasal ne modifie pas la course de la maladie. Le haut débit nasal est néanmoins susceptible d’avoir une place en tant que « thérapie de secours » permettant de diminuer le recours à des hospitalisations coûteuses en réanimation.

 

  1. Workshop Report: Aerosol Delivery to Spontaneously Breathing Tracheostomized Patients.

Berlinski et al. J Aerosol Med Pulm Drug Deliv. 2017 Jan 11. doi: 10.1089/jamp.2016.1348. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

Le nombre de patients, pédiatriques ou adultes, nécessitant une trachéotomie a augmenté. Leur traitement comporte, pour la plupart d’entre eux, l’administration de thérapies inhalées. Les praticiens sont souvent confrontés à un manque de recommandations quant à l’optimisation de la délivrance de thérapies nébulisées chez ce type de patients. Cet article, issu d’un groupe de travail d’experts, propose une revue sur les données actuelles concernant la nébulisation chez des patients trachéotomisés en ventilation spontanée, accompagnée de recommandations pour la pratique clinique.

 

  1. Physiotherapy management of intensive care unit-acquired weakness. Accès libre !

Hodgson et al. J Physiother. 2017 Jan;63(1):4-10. doi: 10.1016/j.jphys.2016.10.011. Epub 2016 Nov 26. Voir l’abstract.

La neuropathie de réanimation est fréquente chez les patients ventilés pour une période prolongée. L’atrophie et la perte de masse musculaire interviennent dans les heures suivant l’intubation du patient. Le kinésithérapeute joue un rôle important dans la prévention et le traitement de cette situation. La survie après réanimation augmentant, la prise en charge de ces patients en kinésithérapie peut et doit donc intervenir même après la période d’hospitalisation. Cette revue narrative expose le rationnel physiopathologique et les axes de prise en charge en kinésithérapie face à cette problématique quotidienne.

 

  1. Inspiratory muscle training is effective to reduce postoperative pulmonary complications and length of hospital stay: a systematic review and meta-analysis.

Kendall et al. Disabil Rehabil. 2017 Jan 17:1-22. doi: 10.1080/09638288.2016.1277396. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

Cette revue systématique, accompagnée d’une méta-analyse, évalue l’efficacité du renforcement des muscles inspiratoires sur la durée de séjour et l’incidence des complications respiratoires postopératoires en chirurgie thoracique, abdominale, et cardiaque. 17 essais contrôlés randomisés ont été inclus dans cette analyse. Le renforcement des muscles inspiratoires semble réduire significativement la survenue de complications respiratoires postopératoires (Risk Ratio = 0.50, 95%CI: 0.39, 0.64, I2 = 0.0%), ainsi que la durée de séjour hospitalier (Mean Difference = -1.41, 95%CI: -2.07, -0.75, I2 = 0.0%). Les auteurs concluent de cette analyse que le renforcement des muscles inspiratoires mérite de prendre une place importante dans la prise en charge péri-opératoire, et d’être inclus au sein des programmes de réhabilitation respiratoire que ce soit en pré ou postopératoire. Le bénéfice est susceptible d’être plus important chez les patients âgés, les patients à risque de complications postopératoires, et les patients de chirurgie pulmonaire. L’efficacité de l’entraînement des muscles inspiratoires semble également plus importante lorsqu’il est réalisé sous supervision, sur une période d’au moins deux semaines, avec des séances d’au moins 15 minutes, incluant une augmentation de charge imposée, et accompagné d’autres modalités d’exercice.

 

  1. Coexistence and Impact of Limb Muscle and Diaphragm Weakness at Time of Liberation from Mechanical Ventilation in Medical Intensive Care Unit Patients.

Dres et al. Am J Respir Crit Care Med. 2017 Jan 1;195(1):57-66. doi: 10.1164/rccm.201602-0367OC. Voir l’abstract.

Le but de cette étude était de quantifier la prévalence et la coexistence des faiblesses acquises de réanimation (ICUAW) et des dysfonctions diaphragmatiques acquises sous ventilation mécanique (VIDD).

Les patients sous ventilation mécanique depuis au moins 24h ont été évalués au moment de leur premier test de respiration spontanée. Les dysfonctions diaphragmatiques induites par la ventilation l’ont été par mesure de la pression générée par le diaphragme suite à une stimulation magnétique bilatérale du nerf phrénique. La faiblesse acquise de réanimation a été définie par un score MRC < 48.

76 patients ont été évalués, 63% souffraient de VIDD, 34% d’ICUAW et 21% présentaient les 2 faiblesses. Les VIDD étaient associées à une mortalité aux soins intensifs et hospitalière plus élevée, alors que l’ICUAW était associée à de plus longues durées de ventilation mécanique et de séjour hospitalier.

 

  1. Severe hypercapnia and outcome of mechanically ventilated patients with moderate or severe acute respiratory distress syndrome.

Nin et al. Intensive Care Med. 2017 Feb;43(2):200-208. doi: 10.1007/s00134-016-4611-1. Epub 2017 Jan 20. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une analyse de cohorte dont le but était d’évaluer la relation entre l’hypercapnie développée dans les premières 48h après la mise en place de la ventilation mécanique et le devenir des patients atteints de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Les données ont été récoltées dans 927 unités de soins intensifs, dans 40 pays, chez 1899 patients souffrants de SDRA et sous ventilation mécanique pour plus de 12h, pendant 1 mois en 1998, 2004 et 2010.

La relation entre la PaCO2 maximale pendant les première 48h et la mortalité suggèrent que cette dernière est plus élevée si la PaCO2 est ≥ 50 mmHg. Les patients avec une hypercapnie sévère (≥ 50 mmHg) ont plus de complications, de défaillances d’organes et un moins bon devenir. Après correction, l’hypercapnie sévère a été associée à un risque augmenté de mortalité au soins intensifs (OR=1.93, intervalle de confiance à 95%=1.32 – 2.81, p=0.001).

L’hypercapnie sévère semble donc être indépendamment associée à une mortalité aux soins intensifs plus importante chez les patients souffrants d’ARDS.

 

  1. Use of neuromuscular electrical stimulation to preserve the thickness of abdominal and chest muscles of critically ill patients: A randomized clinical trial. Accès libre !

Dall’Acqua et al. J Rehabil Med. 2017 Jan 19;49(1):40-48. doi: 10.2340/16501977-2168. Voir l’abstract.

Essai randomisé contrôlé, en double aveugle dont le but était d’évaluer et de comparer l’effet de l’électrostimulation, combiné à la kinésithérapie conventionnelle, sur l’épaisseur des muscles thoraciques et abdominaux chez le patient critique. 25 patients, sous ventilation mécanique pour 24 à 48h ont été randomisés en un groupe interventionnel (électrostimulation + kinésithérapie conventionnelle) et un groupe contrôle (électrostimulation placébo + kinésithérapie conventionnelle).

Après l’électrostimulation, l’épaisseur des muscles était préservée alors qu’elle était significativement diminuée dans le groupe contrôle. Il y avait également une durée de séjour significativement réduite dans le groupe électrostimulé par rapport au groupe contrôle.

 

  1. Morning breathing exercises prolong lifespan by improving hyperventilation in people living with respiratory cancer. Accès libre !

Wu et al. Medicine (Baltimore). 2017 Jan;96(2):e5838. doi: 10.1097/MD.0000000000005838. Voir l’abstract.

Etude de cohorte investiguant la survie à long terme de patients souffrant de cancers pulmonaire ou nasopharyngé, pratiquant des exercices respiratoires matinaux journaliers. 102 patients ont été inclus, 76 ont effectués les exercices respiratoires. La durée moyenne de survie était supérieure chez les patients entraînés (9.8± 9.5) par rapport aux patients non entraînés (3.3± 2.8). La survie à 5 ans était de 56.6% chez les sujets entraînés vs 19.6% chez les sujets non entrainés. 18 patients entraînés (40.9%) vs 20 patients non entraînés (74.1%) ont développé de nouvelles métastases (RR= 0.315, 95%CI = 0.108 – 0.919, p=0.031).

Les exercices respiratoires matinaux peuvent avoir un effet bénéfique sur la survie à long terme des patients souffrant de cancers pulmonaire ou nasopharyngé, du fait d’une amélioration de l’hyperventilation.

 

  1. Effect of Early Versus Late Tracheostomy or Prolonged Intubation in Critically Ill Patients with Acute Brain Injury: A Systematic Review and Meta-Analysis.

McCredie et al. Neurocrit Care. 2017 Feb;26(1):14-25. doi: 10.1007/s12028-016-0297-z. Voir l’abstract.

Revue systématique incluant 10 essais (503 patients). La trachéotomie précoce réduit la mortalité à long terme (RR=0.57, 95% CI=0.36 – 0.90, p=0.02 ; n=135). La trachéotomie précoce permet de réduire la durée de ventilation mécanique (différence moyenne=-2.72 jours, 95 % CI=-1.29 – -4.15, p = 0.0002; n = 412) et la durée de séjour aux soins intensifs (différence moyenne = -2.55 jours, 95 % CI = -0.50 – -4.59; p = 0.01; n = 326). Toutefois, la mortalité à court terme n’est pas réduite.

 

Travail réalisé pour la SKR par Mathieu Delorme (mathieu.delorme.pt@gmail.com) et Emilie Bialais (emilie.bialais@uclouvain.be).

Les auteurs ont réalisé ce travail en se basant sur le contenu original des articles.

Réanimation et table de verticalisation: appel à projet pour PHRIP.
Réanimation et table de verticalisation: appel à projet pour PHRIP.
Sans titre

L’hôpital Marie Lannelongue lance un projet intéressant afin d’étudier l’impact de la verticalisation sur la neuromyopathie.

Mr. MOORE qui mène ce projet, souhaite pouvoir le réaliser conjointement avec d’autres centres réanimatoires disposant et utilisant la table de verticalisation.

Nous transmettons ci joint sa demande écrite pour encourager ce projet:

Objet : Appel à projet pour dépôt de candidature d’une lettre d’intention pour un PHRIP.

Par cette présente, nous sollicitions la communauté de kinésithérapeute exerçant en secteur de réanimation chirurgicale ou médicale qui utilise couramment une table de verticalisation.

Nous avons mené une étude dont les résultats ont été présentés au congrès de la SRLF en janvier 2017 portant sur l’efficacité de l’utilisation d’une table de verticalisation sur la neuromyopahtie de réanimation.

Cette étude randomisée, contrôlée a été menée d’octobre 2013 à octobre 2014. Ont été inclus les patients sous ventilation mécanique au moins 3 jours ne présentant pas de critères d’’exclusion (atteinte cérébral ou médullaire, fracture du bassin ou des membres inférieurs).

2 groupes ont été établis : un premier bénéficiant d’une prise en charge standard associant kinésithérapie motrice et installation au fauteuil deux heures par jour minimum dès absence de contre-indication temporaire (RASS ≤-2 ou sup à 1, instabilité hémodynamique, ECMO, hémodiafiltration continue).

Le second groupe (groupe tilt) bénéficiait du même traitement avec adjonction d’une heure de verticalisation par jour sur plan incliné.

Le critère de jugement principal utilisé était le score MRC.

L’étude réalisée n’a pas permis de démontrer une différence significative dans l’utilisation du plan sur le score MRC mais il apparait que le groupe tilt présentait des scores MRC plus bas au départ suggérant une récupération plus rapide. Cette non significativité peut s’expliquer également par un protocole de prise en charge très précoce et une durée de verticalisation trop restreinte.

Ainsi, afin de conforter cette tendance , il nous parait nécessaire de réitérer une étude sur l’impact de la verticalisation sur la neuromyopathie de réanimation en comparant deux groupes de patients présentant une neuromyopathie de réanimation ; l’un bénéficiant d’une kinésithérapie motrice associée à de la verticalisation seule ( 2 heures par jour minimum), l’autre bénéficiant de kinésithérapie associée à l’installation au fauteuil seul.

Nous sollicitons donc la communauté des kinésithérapeutes exerçant en secteur de réanimation et utilisant couramment une table de verticalisation afin de mener une étude randomisée et cette fois-ci multicentrique qui nous permettrait de déposer une lettre d’intention pour un PHRIP.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : a.moore@ccml.fr ou par téléphone au 01 40 94 86 80.

Alex Moore

Responsable kinésithérapeute HML

“Lu pour vous” de bonne année 2017 !
“Lu pour vous” de bonne année 2017 !

Dans cette rubrique, les adhérents retrouvent chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article “à la une” détaillé et commenté !

 

Voici le “lu pour vous” de bonne année !

 

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The effects of active mobilisation and rehabilitation in ICU on mortality and function: a systematic review.

Tipping et al. Intensive Care Med. 2016 Nov 18. [Epub ahead of print] ] Voir l’abstract.


 

NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION DES MEILLEURS ARTICLES DE CETTE FIN D’ANNÉE 2016 :

 

  1. Physiotherapy for Patients on Awake Extracorporeal Membrane Oxygenation: A Systematic Review.

Polastri et al. Physiother Res Int. 2016 Dec;21(4):203-209. doi: 10.1002/pri.1644. Epub 2015 Aug 14. Voir l’abstract

Les auteurs nous proposent une revue systématique de la littérature évaluant les caractéristiques et avantages potentiels de la kinésithérapie chez les patients éveillés sous ECMO (Extracorporeal Membrane Oxygenation). 9 études, incluant 52 patients, satisfaisaient aux critères d’inclusion. Les patients éveillés sous ECMO reçoivent généralement une combinaison de kinésithérapie active et passive et la plupart atteignent un niveau d’autonomie acceptable après le traitement. Ces données soulignent que la mobilisation précoce et la déambulation sont faisables et sécuritaires chez les patients éveillés sous ECMO veinoveineuse.

 

  1. Intensive Care Physiotherapy during Extracorporeal Membrane Oxygenation for Acute Respiratory Distress Syndrome.

Munshi et al. Ann Am Thorac Soc. 2016 Nov 29. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective dont le but est d’évaluer les techniques de kinésithérapie délivrées aux patients présentant un SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë) sous EMCO (extracorporeal membrane oxygenation), ainsi que l’association de cette prise en charge avec la mortalité.

61 patients en ARDS ont nécessité la mise en place d’une ECMO veinoveineuse. 82% (50) ont été pris en charge par l’équipe de kinésithérapie et 39% (18) ont atteint un niveau d’activité ≥ 2 (exercices actifs dans le lit), alors que 17% (8) ont atteint un niveau d’activité ≥ 4 (passage actif en position assise au bord du lit). La prise en charge de ces patients par les kinésithérapeutes était associée à une diminution de la mortalité en réanimation. La sévérité de la pathologie est le facteur principal déterminant l’intensité de la prise en charge.

La kinésithérapie pendant l’ECMO est faisable et sécuritaire quand elle est réalisée par étapes par une équipe expérimentée.

 

  1. Recovery of Dysphagia Symptoms after Oral Endotracheal Intubation in ARDS Survivors: A 5- Year Longitudinal Study.

Brodsky et al. Ann Am Thorac Soc. 2016 Dec 16. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Approximativement 60% des patients intubés en réanimation présentent une dysphagie après l’extubation et environ 50% d’entre eux broncho-inhalent. L’objectif de cette étude de cohorte prospective, incluant 13 unités de réanimation, était de déterminer les facteurs associés à la récupération des symptômes dysphagiques chez les patients ayant reçu une ventilation mécanique invasive pour un SDRA. 32% des patients inclus présentaient des symptômes dysphagiques cliniquement significatifs lors de leur sortie de l’hôpital. Plus aucun symptôme dysphagique n’était présent à la fin des 5 ans de suivi. Pour 23% des patients ces symptômes avaient disparu après 6 mois. La durée de séjour en réanimation est indépendamment associée à la durée de récupération.

 

  1. Early Mobilization Reduces Duration of Mechanical Ventilation and Intensive Care Unit Stay in Patients in Acute Respiratory Failure.

Lai et al. Arch Phys Med Rehabil. 2016 Dec 12. pii: S0003-9993(16)31297-7. doi: 10.1016/j.apmr.2016.11.007. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Le but de cette étude rétrospective observationnelle est d’évaluer l’effet de la mise en place d’un programme de réhabilitation précoce sur le devenir des patients de réanimation sous ventilation mécanique (VM). Le protocole de mobilisation était initié dans les 72 heures suivant la mise en place de la VM et appliqué 2 fois par jour, 5 jours par semaine, si possible avec la participation de la famille. Après la mise en place de ce protocole de mobilisation précoce, la durée de VM et la durée de séjour en réanimation étaient diminuées (4.7 vs. 7.5 jours, p < 0.001 et 6.9 vs. 9.9 jours, p = 0.001, respectivement). La mobilisation précoce est inversement associée à la durée de VM (β = ‒0.269, p = < 0.002, intervalle de confiance à 95% (CI): ‒4.767 to ‒1.072) et le risque que la VM dure plus de 7 jours était diminué chez les patients recevant de la mobilisation précoce (odds ratio: 0.082, 95% CI: 0.021 to 0.311).

L’introduction d’un programme de réhabilitation précoce chez les patients de réanimation sous VM diminue les durées de VM et de séjour en réanimation. Une équipe multidisciplinaire incluant la famille du patient peut travailler de concert pour améliorer le devenir de ces patients.

 

  1. Associations between positive end-expiratory pressure and outcome of patients without ARDS at onset of ventilation: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials.

Serpa Neto et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):109. Epub 2016 Nov 3. Voir l’abstract

Le but ici est de comparer les différents niveaux de pression expiratoire positive (PEP) administrés, en regard du devenir clinique des patients de réanimation sans syndrome de détresse respiratoire (SDRA) à l’initiation de la ventilation mécanique (VM). Une méta-analyse des essais randomisés contrôlés comparant les niveaux de PEP haut et faible a été réalisée.

L’utilisation de hauts niveaux de PEP chez les patients ne présentant pas de SDRA à l’initiation de la VM, n’est pas associée à une mortalité intra-hospitalière plus faible ou à une durée de VM plus courte, mais à un taux plus faible d’apparition de SDRA ou d’hypoxémie, ainsi qu’à des PaO2/FiO2 plus hauts. Ces résultats doivent être interprétés avec précaution du fait de l’hétérogénéité des études.

 

  1. Patterns of diaphragm function in critically ill patients receiving prolonged mechanical ventilation: a prospective longitudinal study.

Demoule et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):75. doi: 10.1186/s13613-016-0179-8. Epub 2016 Aug 5. Voir l’abstract

Il s’agit d’une étude ancillaire à un travail prospectif observationnel mené sur 2 unités de réanimation. La fonction diaphragmatique (évaluée par stimulation phrénique magnétique) était mesurée dans les 24h suivant l’intubation et toutes les 48 à 72h. La dysfonction diaphragmatique (DD) était définie par une pression convulsive trachéale < 11 cmH2O (twitch tracheal pressure (Ptr,stim)). Sous ventilation mécanique (VM) pendant plus de 5 jours, 79% des patients développent une DD : 53% présentant une DD à l’initiation de la VM, 33% de ceux-ci ont une DD persistante alors que 21% améliorent leur fonction diaphragmatique. Parmi les 47% ne présentant pas de DD à l’initiation de la VM, 26% développent une DD pendant leur séjour. La mortalité est plus élevée chez les patients qui présentent une DD (35 vs. 0 %, p = 0.04).

 

  1. 7. The Effect of Positive End-Expiratory Pressure on Intracranial Pressure and Cerebral Hemodynamics.

Boone et al. Neurocrit Care. 2016 Nov 15. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Le but de cette étude est d’évaluer l’effet de la pression expiratoire positive (PEP) sur la pression intracrânienne (PIC) et la pression de perfusion cérébrale (PPC) chez les patients ayant subi un traumatisme crânien et des degrés différents de lésions pulmonaires aiguës.

Une relation significative entre la PEP et la PIC, et entre la PEP et la PPC n’a pu être observée que lors des phases de lésions pulmonaires sévères. Dans ce cas, pour chaque augmentation de la PEP de 1 cmH2O, la PIC augmente de 0,31 mmHg (p=0,04) et la PPC de 0,85 mmHg (p=0,02). Les résultats suggèrent que la PEP peut être appliquée de manière sécuritaire chez les patients traumatisés crâniens puisqu’elle n’a pas d’impact cliniquement significatif sur la PIC et la PPC.

 

  1. Effect of Postextubation High-Flow Nasal Cannula vs Noninvasive Ventilation on Reintubation and Postextubation Respiratory Failure in High-Risk Patients: A Randomized Clinical Trial.

Hernández et al. JAMA. 2016 Oct 18;316(15):1565-1574. doi: 10.1001/jama.2016.14194. Voir l’abstract

Le but de cet essai randomisé multicentrique était de déterminer si l’oxygénothérapie à haut débit permettait de prévenir les défaillances respiratoires en post-extubation et de limiter les réintubations. Les patients étaient randomisés pour recevoir de l’oxygène à haut débit ou de la ventilation non invasive (VNI) pendant les 24 heures suivant l’extubation.

Chez les patients à haut risque de réintubation, l’oxygénothérapie à haut débit n’est pas inférieure à la VNI pour prévenir les réintubations et la détresse respiratoire post-extubation. De plus, le haut débit présente un certain nombre d’avantages pour ces patients.

 

  1. Effect of Conservative vs Conventional Oxygen Therapy on Mortality Among Patients in an Intensive Care Unit: The Oxygen-ICU Randomized Clinical Trial.

Girardis et al. JAMA. 2016 Oct 18;316(15):1583-1589. doi: 10.1001/jama.2016.11993. Voir l’abstract

Le but de cet essai randomisé est d’évaluer si un protocole conservateur pour la supplémentation en oxygène pourrait améliorer le devenir des patients admis en réanimation. Les patients étaient randomisés de manière à recevoir de l’O2 pour maintenir une PaO2 entre 70 et 100 mmHg, avec une SpO2 entre 94 et 98% (oxygène conservateur) ou, d’après les pratiques du service, pour permettre une PaO2 supérieure à 150 mmHg et une SpO2 entre 97 et 100% (groupe contrôle).

Chez les patients critiques, un protocole conservateur pour l’administration de l’O2 permet de réduire la mortalité par rapport à l’administration usuelle d’O2.

 

  1. Normal saline instillation before suctioning: A meta-analysis of randomized controlled trials.

Wang et al. Aust Crit Care. 2016 Nov 18. pii: S1036-7314(16)30136-9. doi: 10.1016/j.aucc.2016.11.001. [Epub ahead of print] Voir l’abstract

Ce travail a pour but d’évaluer l’effet de l’instillation de sérum physiologique avant les aspirations en réanimation. 5 essais randomisés contrôlés, comprenant 337 patients, ont été inclus de cette revue systématique et méta-analyse.

L’instillation de sérum physiologique avant l’aspiration n’apporte aucun bénéfice aux patients intubés ou trachéotomisés. Pire, elle réduit la saturation en oxygène jusqu’à 5 minutes après l’aspiration.

 

 

 

“Lu pour vous” du mois de septembre
“Lu pour vous” du mois de septembre

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Voici le “lu pour vous” de septembre

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Physical activity increases survival after heart valve surgery.

Lund et al. Heart. 2016 Sep 1;102(17):1388-95. doi: 10.1136/heartjnl-2015-308827. Epub 2016 Apr 7. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude de cohorte menée auprès de patients opérés d’une chirurgie pour valvulopathie cardiaque. L’analyse menée auprès de 524 patients montre que les patients ayant un niveau d’activité physique modéré ou élevé dans l’année suivant la chirurgie ont un risque de mortalité inférieur aux patients avec un niveau d’activité bas (1% vs. 5,5%, respectivement ; HR : 0,19 IC95% [0,05 – 0,70]). La participation à un programme de réhabilitation cardiaque postopératoire augment la probabilité d’avoir un niveau d’activité modéré ou élevé (OR : 1,52 IC95% [1,03 – 2,24]).


NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION

DES MEILLEURS ARTICLES DE SEPTEMBRE :

 

  1. Dysfunction of respiratory muscles in critically ill patients on the intensive care unit. Article en accès libre !

Berger et al. J Cachexia Sarcopenia Muscle. 2016 Sep;7(4):403-12. doi: 10.1002/jcsm.12108. Epub 2016 Mar 9. Voir l’abstract.

 

Les auteurs présentent ici une revue de la littérature concernant la faiblesse des muscles respiratoires chez les patients de réanimation et les dysfonctions diaphragmatiques induites par la ventilation (VIDD). Leur physiopathologie est discutée, ainsi que les options diagnostiques actuelles et les éventuelles nouvelles orientations thérapeutiques.

 

  1. Spontaneous Breathing Trials With T-Piece or Pressure Support Ventilation.

Pellegrini et al. Respir Care. 2016 Sep 6. pii: respcare.04816. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une revue systématique de la littérature visant à déterminer quelle modalité de test de ventilation spontanée est préférable dans le sevrage de la ventilation mécanique. Les essais contrôlés randomisés portant sur des sujets adultes en cours de sevrage de la ventilation mécanique ont été inclus. Ces études comparaient le test de ventilation spontanée à la pièce en T à celui en Aide Inspiratoire (AI). Douze études, incluant 2161 sujets, répondaient aux critères d’inclusion. Le niveau de preuve est faible. L’AI est associée à un taux d’échec moindre chez les patients faciles à sevrer. En revanche, chez les sujets dont le sevrage est plus difficile, le test à la pièce en T peut être lié à une durée de sevrage réduite. Une étude plus poussée des sous-groupes « difficiles à sevrer » et « BPCO » est nécessaire.

 

  1. Epidemiology of Weaning Outcome According to a New Definition. The WIND Study.

Béduneau et al. Am J Respir Crit Care Med. 2016 Sep 14. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude multicentrique prospective observationnelle dont le but est de mettre en place une nouvelle classification pour les patients en sevrage de la ventilation mécanique. Pendant 3 mois toutes les données de ventilation et de sevrage, de tous les patients sous ventilation mécanique, dans 36 unités de réanimation, ont été collectées. Les patients ont été alors répartis en 4 groupes. 24% des patients n’ont jamais commencé de processus de sevrage, 57% avaient un processus de sevrage de moins de 24 heures (groupe 1), 10% ont eu un sevrage difficile de plus d’un jour et de moins d’une semaine (groupe 2) et 9% avaient une durée de sevrage prolongée d’une semaine ou plus (groupe 3). La durée de la ventilation et de séjour en réanimation, ainsi que la mortalité (6%, 17% et 29% pour chacun des groupes, respectivement) ont significativement augmenté d’un groupe à l’autre. Cette nouvelle classification permet de catégoriser toutes les situations de sevrage. Chaque jour supplémentaire en échec de sevrage augmente la mortalité.

 

  1. Effects of heated and humidified high flow gases during high-intensity constant-load exercise on severe COPD patients with ventilatory limitation.

Cirio et al. Respir Med. 2016 Sep;118:128-32. doi: 10.1016/j.rmed.2016.08.004. Epub 2016 Aug 8. Voir l’abstract.

 

Le haut débit nasal (HFNC) n’a jamais été testé, en termes de capacité d’endurance, chez les patients BPCO sévères stables. Les auteurs ont réalisé une étude croisée randomisée, consistant en 2 tests d’effort, à 75% de la charge maximale,  avec ou sans HFNC. Les 2 tests ont été réalisés à la même FiO2. Le temps d’endurance est significativement augmenté pendant le test sous HFNC par rapport au test contrôle (différence moyenne entre les deux groupes : 109±104 sec ; p<0,015). À iso-temps, le test sous HFNC a montré une meilleure saturation en oxygène (95±3% par rapport à 89±3%, respectivement ; p<0,005), une dyspnée significativement plus faible (médiane de 5,5 vs 10, respectivement ; p=0,002) et un score moindre de fatigue des jambes (médiane de 5 vs 9,5 ; p=0,002) par rapport au test contrôle. Les auteurs concluent que le HFNC peut améliorer la performance à l’exercice des patients BPCO sévères avec limitation ventilatoire.

 

  1. Cough Augmentation Techniques in the Critically Ill: A Canadian National Survey.

Rose et al. Respir Care. 2016 Sep 13. pii: respcare.04775. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une enquête canadienne visant à décrire l’utilisation, les indications, les contre-indications, les interfaces, les paramètres, les complications et les obstacles à l’utilisation des techniques d’aide à la toux : insufflation-exsufflations mécaniques (MI-E), toux assistée manuellement et recrutement de volume pulmonaire. Le taux de réponse au sondage était de 66%. 50% des unités de réanimation utilisaient des techniques d’aide à la toux, avec 64% utilisant MI-E, 68% la toux manuellement assistée, et 79% le recrutement de volume pulmonaire. L’amélioration de l’expectoration est l’indication la plus courante (MI-E, 92% ; toux manuellement assistée, 88% ; recrutement de volume pulmonaire, 76%). Les diagnostics les plus fréquents étaient les maladies neuromusculaires (97%) et les traumatismes spinaux (83%). Le pneumothorax était la contre-indication absolue la plus fréquemment identifiée pour MI-E (93%) et le recrutement de volume pulmonaire (83%) ; la fracture de côte étant la contre-indication la plus fréquente à l’utilisation de la toux manuellement assistée (69%).

 

  1. Patterns of diaphragm function in critically ill patients receiving prolonged mechanical ventilation: a prospective longitudinal study. Article en accès libre !

Demoule et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):75. doi: 10.1186/s13613-016-0179-8. Epub 2016 Aug 5. Voir l’abstract.

 

Le but de cette étude prospective observationnelle était de décrire l’évolution temporelle de la fonction diaphragmatique des patients sous ventilation mécanique (VM). 43 patients ont été inclus et 79% ont développé une dysfonction diaphragmatique (DD) pendant leur séjour en réanimation : 23 (53%) patients ont présenté une DD à l’initiation de la VM, 11 (26%) pendant le séjour en réanimation, tandis que chez 9 patients (21%) la fonction diaphragmatique est restée intacte. La mortalité était plus élevée chez les patients présentant une DD. Les DD sont observées chez une large majorité des patients ventilés mécaniquement pendant plus de 5 jours.

 

  1. High-Flow Nasal Cannula Oxygenation in Immunocompromised Patients With Acute Hypoxemic Respiratory Failure: A Groupe de Recherche Respiratoire en Réanimation Onco-Hématologique Study.

Lemiale et al. Crit Care Med. 2016 Sep 20. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une analyse post-hoc d’un essai randomisé contrôlé impliquant des patients immunodéprimés en détresse respiratoire hypoxémique. L’objectif était d’évaluer le devenir de ces patients, une fois traités par canules nasales à haut débit (HFNC). Parmi les 374 patients inclus dans l’étude, 353 répondaient aux critères d’inclusion. Pendant leur séjour en réanimation, 127 patients (36%) ont reçu de l’oxygène nasal à haut débit tandis que 226 patients ont reçu de l’oxygène standard. Le traitement par HFNC n’a été associé ni à un taux d’intubation inférieur (hazard ratio, 0,42 ; IC 95%, 0,11 à 1,61 ; p=0,2), ni à une mortalité à 28 jours moindre (hazard ratio, 0,80 ; IC 95%, 0,45 à 1,42 ; p=0,45). Les auteurs concluent que chez les patients immunodéprimés présentant une insuffisance respiratoire aiguë hypoxémique, le haut débit nasal ne permet pas de diminuer les taux d’intubation ni d’améliorer la survie par rapport à l’oxygénothérapie conventionnelle. Cependant, ces résultats pourraient être dus à une faible puissance statistique ou à des biais inconnus associés à l’analyse post-hoc. Un essai randomisé est nécessaire.

 

  1. Inspiratory muscle training to enhance recovery from mechanical ventilation: a randomised trial. Article en accès libre !

Bissett et al. Thorax. 2016 Sep;71(9):812-9. doi: 10.1136/thoraxjnl-2016-208279. Epub 2016 Jun 2. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’un essai randomisé contrôlé incluant, dans les 48h faisant suite au sevrage de la ventilation mécanique, 70 participants ayant été ventilés plus de 7 jours. Les sujets ont été randomisés pour recevoir ou non, en plus des soins courants, un entraînement quotidien des muscles inspiratoires à raison de 5 jours/semaine, pendant 2 semaines. La force des muscles inspiratoires ainsi que la qualité de vie étaient significativement améliorées dans le groupe entraîné. Une tendance à une mortalité hospitalière plus élevée dans le groupe entraîné a été observée (12% vs 0% ; p=0,051).

 

  1. Exercise intolerance in pulmonary hypertension: mechanism, evaluation and clinical implications.

Babu et al. Expert Rev Respir Med. 2016 Sep;10(9):979-90. doi: 10.1080/17476348.2016.1191353. Epub 2016 Jun 10. Voir l’abstract.

 

Cette revue décrit les bases physiologiques de l’intolérance à exercice chez les patients souffrant d’hypertension pulmonaire (PH), met en évidence les différentes méthodes d’évaluation de l’exercice et examine le rationnel de l’entraînement physique chez ces patients. Avec l’importance croissante de l’évaluation de la capacité d’effort en cas de PH, comprendre pourquoi la performance à l’exercice est modifiée en cas de PH est cruciale.

 

  1. Neuromuscular electrical stimulation acutely mobilizes endothelial progenitor cells in critically ill patients with sepsis. Article en accès libre !

Stefanou et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):21. doi: 10.1186/s13613-016-0123-y. Epub 2016 Mar 11. Voir l’abstract.

 

Les neuro-myopathies de réanimation sont associées à une dysfonction endothéliale. Le but de cette étude était d’évaluer l’influence de l’électrostimulation neuro-musculaire (NMES) sur le recrutement de précurseurs endothéliaux (ECPs), phénomène intervenant potentiellement dans la régénération endothéliale chez le patient critique. 32 patients en sepsis et sous ventilation mécanique ont été randomisés pour bénéficier de NMES à haute ou basse fréquence. Le recrutement d’EPCs était augmenté après NMES dans les deux groupes. La taille d’effet n’était modifiée ni par le type de protocole utilisé, ni par la sévérité du sepsis. En revanche, l’administration de corticostéroïdes diminuait significativement le recrutement d’EPCs dans chacun des groupes.

 

 

 

Travail réalisé pour la SKR par Mathieu Delorme (mathieu.delorme.pt@gmail.com) et Emilie Bialais (emilie.bialais@uclouvain.be).

 

Les auteurs ont réalisé ce travail en se basant sur le contenu original des articles.

“Lu pour vous” de l’été
“Lu pour vous” de l’été

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Voici le “lu pour vous” de l’été.

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ICU Structure Variation and Implications for Early Mobilization Practices: An International Survey.

Bakhru et al. Ann Am Thorac Soc. 2016 Jun 7. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une enquête téléphonique menée auprès de 951 unités de réanimation en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, visant à évaluer les caractéristiques organisationnelles favorisant la mise en œuvre d’une mobilisation précoce. La plupart des unités interrogées (67%) étaient des unités mixtes médico-chirurgicales. Les pratiques variaient selon les pays, avec une mobilisation précoce réalisée dans 40% des centres français, 59% des centres allemands, 52% des centres au Royaume-Uni, et 45% des centres aux États-Unis. La mise en œuvre d’une mobilisation précoce était significativement associée à un ratio infirmier:patient peu élevé, à la présence d’un kinésithérapeute dédié, à la tenue de réunions pluridisciplinaires, à la détermination d’objectifs quotidiens pour les patients, et au pays. Cette étude met en évidence l’hétérogénéité de structure et d’organisation des unités de réanimation selon les pays, et permet d’identifier certains des facteurs favorisant et/ou limitant la mise en œuvre de la mobilisation précoce dans ce type de services.

 

 

NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION

DES MEILLEURS ARTICLES DE l’ÉTÉ :

 

  1. Standardized Rehabilitation and Hospital Length of Stay Among Patients With Acute Respiratory Failure: A Randomized Clinical Trial.

Morris et al. JAMA. 2016 Jun 28;315(24):2694-702. doi: 10.1001/jama.2016.7201. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé comparant l’efficacité d’une réhabilitation standardisée (quotidienne et systématique) aux soins courants (en semaine et seulement après prescription médicale) sur la durée moyenne de séjour auprès de patients hospitalisés en réanimation pour une détresse respiratoire aiguë. 300 patients ont été inclus. Le nombre de jours avec kinésithérapie était dans le groupe traitement de 5 [3, 8] jours, contre 1 [0, 8] dans le groupe contrôle. La durée de séjour hospitalier dans chacun des groupes n’était pas significativement différente (respectivement 10 [6, 17] vs. 10 [7, 16] jours ; p=0,41).

 

  1. Minimum standards of clinical practice for physiotherapists working in critical care settings in Australia and New Zealand: A modified Delphi technique.

Skinner et al. Physiother Theory Pract. 2016 Jun 3:1-15. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

En Australie et Nouvelle-Zélande (ndlr : comme en France), la formation initiale en kinésithérapie n’a pas vocation à assurer un niveau d’expertise particulier en réanimation. Le « niveau de sortie » des praticiens est donc variable, ce qui mène à des pratiques et des compétences variables elles aussi. Cet article rapporte le processus d’élaboration et les résultats d’un consensus visant à déterminer les compétences « minimales » requises par la pratique de la kinésithérapie de réanimation dans ces deux pays.

 

  1. Safety of Nurse-Led Ambulation for Patients on Venovenous Extracorporeal Membrane Oxygenation.

Boling et al. Prog Transplant. 2016 Jun;26(2):112-6. doi: 10.1177/1526924816640646. Epub 2016 Apr 6. Voir l’abstract.

 

Bien que l’immobilité soit un facteur de risque important de complications multiples, la marche chez des patients sous ECMO ne représente pas un standard de soins dans la plupart des unités de réanimation. Cet article rapporte le cas de 18 patients porteurs d’une ECMO veino-veineuse jugulaire chez qui des techniques de déambulation ont été mises en œuvre. Les auteurs ne rapportent aucun cas de chutes, de décanulations, ou d’autres complications liées à la marche et concluent que la mise en œuvre de déambulation chez des patients sous ECMO est sécuritaire et pourrait potentiellement diminuer le risque de complications liées à l’alitement.

 

  1. Respiratory weakness after mechanical ventilation is associated with one-year mortality – a prospective study. Article en accès libre !

Médrinal et al. Crit Care. 2016 Jul 31;20(1):231. doi: 10.1186/s13054-016-1418-y. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude observationnelle visant à évaluer l’association entre la maximal inspiratory pressure (MIP) et la mortalité à 1 an chez des patients intubés et ventilés depuis plus de 24h en situation d’extubation programmée et sans évidence de déficit musculaire préexistant. La MIP a été mesurée chez 124 patients, avec une durée de ventilation mécanique de 7 [4, 10] jours. La moitié d’entre eux avait une MIP<30 cmH2O. Cette MIP basse était indépendamment associée à la mortalité à 1 an (hazard ratio 4,41, 95% CI 1,5 ; 12,9 ; p=0,007) et à l’échec d’extubation (risque relatif 3,0 ; 95% CI 1 – 9,6 ; p=0,03), mais pas au recours à la trachéotomie ni à la durée de séjour en réanimation. Les auteurs concluent que la MIP<30cmH2O, facilement mesurable au lit du patient, est un facteur de risque indépendant de mortalité à long terme chez les patients hospitalisés en réanimation nécessitant de la ventilation mécanique.

 

  1. Teamwork enables high level of early mobilization in critically ill patients. Article en accès libre !

Hickmann et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):80. doi: 10.1186/s13613-016-0184-y. Epub 2016 Aug 24. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude de cohorte visant à démontrer que la mobilisation précoce est faisable et bien tolérée chez une vaste majorité de patients admis en réanimation. Dans le centre en question, 171 patients ont été consécutivement admis sur une durée de deux mois, soit 731 jours-patient. La mobilisation précoce était réalisée dans 86% des jours-patient, et des critères de non-initiation de celle-ci étaient rencontrés dans seulement 3% des cas. La durée médiane entre l’admission et la première session de mobilisation précoce était de 19 [15, 23] heures. Les auteurs concluent de cette étude que la mobilisation précoce est faisable dès les 24 premières heures chez la majorité des patients admis en réanimation, même en présence de ventilation mécanique, d’administration de vasopresseurs ou d’épuration extrarénale.

 

  1. The association of sleep quality, delirium, and sedation status with daily participation in physical therapy in the ICU. Article en accès libre !

Kamdar et al. Crit Care. 2016 Aug 18;19:261. doi: 10.1186/s13054-016-1433-z. Voir l’abstract.

 

Il s’agit de l’analyse secondaire d’une étude observationnelle mono-centrique menée dans une unité de réanimation médicale. Les auteurs ont cherché à déterminer l’impact que pouvait avoir la qualité du sommeil en réanimation sur la participation des patients aux séances de kinésithérapie réalisées le jour suivant. 327 patients ont été inclus dans cette étude. La qualité du sommeil, perçue par les patients et évaluée quotidiennement, n’était pas associée au niveau de participation aux séances de kinésithérapie. En revanche, la présence d’un délirium, l’administration de bolus d’opioïdes, ou la sédation en perfusion continue étaient significativement associées à une moindre participation aux séances de kinésithérapie.

 

  1. Heated, Humidified High-Flow Nasal Cannula vs Nasal Continuous Positive Airway Pressure for Respiratory Distress Syndrome of Prematurity: A Randomized Clinical Noninferiority Trial.

Lavizzari et al. JAMA Pediatr. 2016 Aug 8. doi: 10.1001/jamapediatrics.2016.1243. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude de non-infériorité visant à évaluer l’efficacité de l’oxygénothérapie à haut débit nasal comparativement à la ventilation nasale (CPAP ou BiPAP) dans le traitement de la maladie des membranes hyalines. 316 nouveau-nés prématurés ont été inclus dans cette étude et recevaient soit du haut débit nasal (4 à 6 L/min), soit de la ventilation nasale (4 à 6 cmH2O). Le taux d’échec (intubation dans les 72h) était similaire dans les deux groupes (10,8% vs. 9,5% ; p=0,71). La durée de ventilation mécanique, la nécessité de surfactant, les fuites aériennes non intentionnelles, et l’incidence des dysplasies broncho-pulmonaires n’étaient pas significativement différentes selon les groupes. Les auteurs concluent que dans cette étude, le haut débit nasal est aussi efficace et sécuritaire que la CPAP ou BiPAP nasale dans le traitement des maladies des membranes hyalines chez les prématurés âgés de plus de 28 semaines d’aménorrhée.

 

  1. Effect of non-invasive oxygenation strategies in immunocompromised patients with severe acute respiratory failure: a post-hoc analysis of a randomised trial.

Frat et al. Lancet Respir Med. 2016 Aug;4(8):646-52. doi: 10.1016/S2213-2600(16)30093-5. Epub 2016 May 27. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une analyse post-hoc suite à l’étude FLORALI, centrée sur les résultats obtenus chez les patients immunodéprimés. L’étude incluait des patients admis en réanimation pour une détresse respiratoire aiguë hypoxémique, non hypercapniques, randomisés en trois groupes de traitement : oxygénothérapie conventionnelle, oxygénothérapie à haut débit nasal (OHD) et OHD associé à la VNI. Chez les patients immunodéprimés, respectivement 31%, 43% et 65% nécessitaient le recours à l’intubation endotrachéale (p=0,04). L’âge et le recours à la VNI en première intention étaient deux facteurs de risque indépendants d’intubation et de mortalité chez les patients immunodéprimés inclus dans l’étude FLORALI. Les auteurs concluent que chez des patients immunodéprimés en détresse respiratoire aiguë hypoxémique, non hypercapniques, le recours à la VNI est susceptible d’être associé à un risque accru d’intubation et de mortalité et doit être envisagé avec précaution.

 

  1. Automated oxygen titration and weaning with FreeO2 in patients with acute exacerbation of COPD: a pilot randomized trial.

Lellouche et al. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis. 2016 Aug 24;11:1983-90. doi: 10.2147/COPD.S112820. eCollection 2016. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé comparant un nouveau dispositif d’administration d’oxygène (FreeO2) à un ajustement manuel du débit d’oxygène chez des patients admis en pneumologie pour une exacerbation de BPCO. L’appareil en question permet un ajustement automatique et continu du débit d’oxygène en fonction des besoins du patient, avec pour objectifs de limiter l’hyperoxie et l’hypoxie, et de faciliter le sevrage en oxygène. 50 patients ont été inclus dans cette étude. Le pourcentage de temps passé dans la cible de SpO2 était significativement plus élevé avec le dispositif évalué. La durée entre l’inclusion et la sortie d’hôpital était de 5,8±4,4 jours avec FreeO2, contre 8,4±6,0 jours avec l’ajustement manuel (p=0,051). Les auteurs concluent que ce nouveau dispositif permet d’augmenter le temps passé dans la cible de SpO2, de diminuer les périodes de désaturation et d’hyperoxie, et pourrait potentiellement permettre de réduire la durée d’hospitalisation chez ce type de patients.

 

  1. In Vitro Comparison of a Vibrating Mesh Nebulizer Operating in Inspiratory Synchronized and Continuous Nebulization Modes During Noninvasive Ventilation.

Michotte et al. J Aerosol Med Pulm Drug Deliv. 2016 Aug;29(4):328-36. doi: 10.1089/jamp.2015.1243. Epub 2016 Jun 16. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude visant à comparer in vitro la quantité d’aérosol délivré par un nébuliseur à tamis vibrant au cours d’une ventilation non invasive sur circuit monobranche selon deux modalités : nébulisation continue et nébulisation intermittente synchronisée sur la phase inspiratoire. Quelle que soit la position du nébuliseur, la nébulisation intermittente produisait une fraction inhalable plus élevée que la nébulisation continue (16,8% vs 6,3% de la dose nominale ; p<0,01) et une fraction respirable plus élevée également (15,2% vs. 8,4% ; p<0,01). La perte de produit sur le temps expiratoire était significativement moins élevée (2,7% vs. 42,6% ; p<0,05). La fraction respirable la plus élevée était retrouvée avec le nébuliseur placé entre la fuite expiratoire et le poumon test (48,7±0,3% de la dose nominale).

 

 

Travail réalisé pour la SKR par Mathieu Delorme (mathieu.delorme.pt@gmail.com) et Emilie Bialais (emilie.bialais@uclouvain.be).

 

Les auteurs ont réalisé ce travail en se basant sur le contenu original des articles.

 

“Lu pour vous” du mois de mai
“Lu pour vous” du mois de mai

C’est avec un peu de retard et nos excuses que nous vous proposons le “lu pour vous” du mois de mai.

Dans cette rubrique, les adhérents retrouvent chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article “à la une” détaillé et commenté !

 Voici le “lu pour vous” du mois de mai.Capture d’écran 2016-07-24 à 19.06.29

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 A Randomized Trial of an Intensive Physical Therapy Program for Patients with Acute Respiratory Failure.

Moss et al. Am J Respir Crit Care Med. 2016 May 15;193(10):1101-10. Voir l’abstract.

Le but de cette étude est de déterminer si un programme de kinésithérapie précoce intensive améliore la performance fonctionnelle physique à long terme par rapport à un programme de kinésithérapie standard. Les patients sous ventilation mécanique pendant au moins 4 jours ont été inclus pour recevoir de manière randomisée, pendant 4 semaines, une kinésithérapie intensive ou standard. 120 patients ont été recrutés. Les patients du groupe kiné intensive ont reçu 12,4±6,5 séances pour un total de 408±261 minutes contre seulement 6,1±3,8 séances de 86±63 minutes dans le groupe standard (p<0,001 pour les deux analyses). Dans les deux groupes, la fonction physique était encore réduite, mais  significativement améliorée au fil du temps entre 1, 3 et 6 mois. Les 2 groupes ne diffèrent pas en terme de statut fonctionnel, pour aucun des temps ou pour leur récupération globale.

 


NOUS VOUS PROPOSONS ÉGALEMENT UNE SÉLECTION DES MEILLEURS ARTICLES DU MOIS :

 

  1. Effect of Noninvasive Ventilation Delivered by Helmet vs Face Mask on the Rate of Endotracheal Intubation in Patients With Acute Respiratory Distress Syndrome: A Randomized Clinical Trial.

Patel et al. JAMA. 2016 May 15. doi: 10.1001/jama.2016.6338. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

L’objectif de cet essai clinique randomisé est de déterminer si la VNI délivrée via un casque (Helmet) réduit le taux d’intubation chez les patients atteints de SDRA, par rapport à l’administration de la VNI par masque facial. 83 patients (44 dans le groupe Helmet, 39 dans le groupe masque facial) ont été inclus pour au minimum 8h de VNI. Le taux d’intubation est moindre (p<0,001) et le nombre de jours sans ventilation mécanique plus important (p<0,001) quand la VNI est administrée via un casque. A 90 jours, 15 patients (34,1%) dans le groupe de casque sont morts comparés aux 22 patients (56,4%) dans le groupe de masque (p=0,02).

 

  1. Pre- and postoperative inspiratory muscle training in patients undergoing cardiac surgery: Systematic review and meta-analysis.

Gomes Neto et al. Clin Rehabil. 2016 May 6. pii: 0269215516648754. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Le but de cette revue systématique est de déterminer les effets de l’entraînement des muscles inspiratoires en pré- et postopératoire de chirurgie cardiaque. Huit études remplissaient les critères d’inclusion (4 en préopératoire – 416 patients, 3 en post-opératoire – 115 patients et 1 en pré- et postopératoire – 43 patients).  L’entrainement des muscles inspiratoires en pré- et postopératoire a montré différents bénéfices dans le traitement des patients subissant une chirurgie cardiaque.

 

  1. Noninvasive ventilation for acute lung injury a meta-analysis of randomized controlled trials.

Xu et al. Heart Lung. 2016 May-Jun;45(3):249-57. doi: 10.1016/j.hrtlng.2016.02.005. Voir l’abstract.

 

Le but de cette méta-analyse est de comparer l’effet de la ventilation non invasive (VNI) à l’oxygénothérapie standard dans le traitement des lésions pulmonaires aiguës (ALI). La VNI réduit significativement le taux d’intubation, la durée de séjour en réanimation et la mortalité hospitalière. La durée du séjour à l’hôpital et la mortalité en réanimation ne diffèrent pas.

 

  1. What’s Next After ARDS: Long-Term Outcomes.

Chiumello et al. Respir Care. 2016 May;61(5):689-99. doi: 10.4187/respcare.04644. Voir l’abstract.

 

Le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) entraîne une mortalité à court terme qui a diminué de façon significative dans la dernière décennie, principalement en raison de l’application de la ventilation protectrice. Malgré tout, les résultats à long terme sont encore insatisfaisants. Plusieurs études récentes ont évalué la qualité de vie, le handicap neuropsychologique résultant, les séquelles radiologiques et le dysfonctionnement pulmonaire jusqu’à 5 ans. Cet article examine la littérature concernant les résultats à long terme chez les patients atteints de SDRA.

 

  1. High-flow nasal cannula oxygen therapy versus noninvasive ventilation in immunocompromised patients with acute respiratory failure: an observational cohort study.

Coudroy et al. Ann Intensive Care. 2016 Dec;6(1):45. doi: 10.1186/s13613-016-0151-7. Epub 2016 May 20. Voir l’abstract.

 

Les auteurs ont comparé les résultats des patients immunodéprimés traités par thérapie nasale à haut débit (HFNC) seule comparativement à la ventilation non-invasive (VNI) comme thérapie de première intention pour une insuffisance respiratoire aiguë.

Parmi les 115 patients analysés, 60 (52%) ont été traités par HFNC seule et 55 (48%) par VNI comme traitement de première intention (parmi lesquels 30 patients (55%) recevaient du haut débit nasal et 25 patients (45%) de l’oxygène standard entre les sessions VNI). Les taux d’intubation et la mortalité à 28 jours étaient plus élevés chez les patients traités par VNI que par HFNC (55 vs 35%, p=0,04, et 40 contre 20%, p=0,02, respectivement). Une analyse multivariée montre que la VNI était indépendamment associée à l’intubation et la mortalité.

 

  1. Laryngeal response patterns influence the efficacy of mechanical assisted cough in amyotrophic lateral sclerosis.

Andersen et al. Thorax. 2016 May 12. pii: thoraxjnl-2015-207555. doi: 10.1136/thoraxjnl-2015-207555. [Epub ahead of print]. Voir l’abstract.

 

Les insufflation-exsufflations mécaniques (MI-E) sont utilisées chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) afin d’améliorer la toux, mais elles sont souvent inefficaces en cas d’atteinte bulbaire. Les auteurs ont mené une étude transversale chez 20 patients atteints de SLA et 20 volontaires sains. Grâce à un enregistrement vidéo lors des MI-E, les mouvements laryngés ont été évalués. Au niveau supra-glottique, il y a une adduction des structures laryngées pendant l’insufflation chez tous les patients atteints de SLA présentant des symptômes bulbaires (n=14). Au niveau glottique, l’abduction initiale est suivie d’une adduction, chez tous les patients SLA pendant l’insufflation et l’exsufflation. Il y a une constriction hypopharyngée à l’exsufflation chez tous les sujets, plus marquée chez les patients SLA présentant une atteinte bulbaire. Les sujets sains et les patients SLA sans atteinte bulbaire (n=6) avaient une bonne coordination de la toux pendant la MI-E.

 

  1. One-Year Outcomes in Caregivers of Critically Ill Patients.

Cameron et al. N Engl J Med. 2016 May 12;374(19):1831-41. Voir l’abstract.

 

Les auteurs ont étudié les caractéristiques des patients ayant survécu à une maladie grave et de leur entourage pour déterminer quelles caractéristiques sont associées à des effets sur la santé pour l’entourage au cours de la première année après la sortie de réanimation.

280 soignants de patients qui avaient reçu 7 jours ou plus de ventilation mécanique en réanimation ont été inclus. L’âge moyen des soignants était de 53 ans, 70% étaient des femmes, et 61% prenaient soin d’un conjoint. Un pourcentage important des aidants (67% initialement et 43% à 1 an) a rapporté des niveaux élevés de symptômes dépressifs. Ceux-ci ont diminué au moins partiellement avec le temps chez 84% des soignants, mais pas chez les 16% restant. Les variables significativement associées étaient le jeune âge, l’impact des soins sur leurs autres activités, le manque de soutien social, un moindre sentiment de contrôle sur leur vie et une moindre croissance personnelle.

 

  1. Functional Status in ICU Survivors and Out of Hospital Outcomes: A Cohort Study.

Rydingsward et al. Crit Care Med. 2016 May;44(5):869-79. Voir l’abstract.

 

Les auteurs ont effectué une étude de cohorte rétrospective pour examiner l’association entre le statut fonctionnel à la sortie de l’hôpital des survivants de réanimation et le risque de mortalité toutes causes confondues à 90 jours après la sortie. 10343 adultes admis en réanimation entre 1997 à 2011, ont survécu à une hospitalisation. Le quartile le plus bas concernant l’état fonctionnel à la sortie de l’hôpital était associé à une probabilité accrue de mortalité à 90 jours par rapport aux patients indépendants d’un point de vue fonctionnel (odds ratio 7,63 [IC 95%, 3,83 à 15,22; p<0,001]). Chez les patients ayant reçu au moins 7 jours de kinésithérapie avant la sortie de l’hôpital (n=2293), l’état fonctionnel s’améliorant, la mortalité à 90 jours était réduite (odds ratio 0,36 [IC 95%, 0,24 à 0,53]; p<0,001).

 

  1. Feasibility and Safety of Physical Therapy during Continuous Renal Replacement Therapy in the Intensive Care Unit.

Toonstra et al. Ann Am Thorac Soc. 2016 May;13(5):699-704. Voir l’abstract.

 

Le but de cette étude observationnelle prospective est d’évaluer la faisabilité et la sécurité des interventions de kinésithérapie, délivrée dans le cadre des soins cliniques de routine, pour les patients sous thérapie de remplacement rénal continue (EERC) en réanimation. Les  séances de kinésithérapie ont été individualisées sur la base des déficiences et de la tolérance des patients. 11 kinésithérapeutes ont effectué 268 séances de rééducation à 57 patients sous EERC : 78 (29%) exercices au lit, 72 (27%) exercices sur cycloergomètre, 80 (30%) stations assises sur le bord du lit, 13 (5%) transferts au fauteuil et 25 (9%) stations debout ou marche sur place. Aucun événement indésirable lié à l’EERC ne s’est produit (0%; 95% intervalle de confiance supérieur, 6,3%). Il y avait six événements indésirables non liés à l’EERC, exclusivement des changements transitoires de tension artérielle. La kinésithérapie des patients de réanimation sous EERC est faisable et sécuritaire.

 

  1. Diverse Inhaler Devices: A Big Challenge for Health-Care Professionals.

Alismail et al. Respir Care. 2016 May;61(5):593-9. Voir l’abstract.

 

Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les connaissances concernant les différents dispositifs spécifiques d’inhalation et la capacité à conserver ces connaissances pour une période minimale de 3 mois. Cette étude prospective comprenait 4 groupes de soignants (médecins, inhalothérapeutes (respiratory therapists), infirmières et pharmaciens). Tous les sujets ont subi un test de base écrit évaluant les connaissances de 4 techniques d’inhalation différentes. Ensuite, les sujets ont regardé une vidéo d’instruction montrant la bonne méthode de délivrance pour chaque appareil. Enfin, les sujets ont été une nouvelle fois testés après 3 mois. Le score moyen écrit des inhalothérapeutes était significativement plus élevé que ceux des infirmières et des médecins (p=0,02 et 0,01, respectivement). De même, les scores de base pratiques étaient significativement différents entre les groupes (p<0,001). Le score moyen pratique des inhalothérapeutes était significativement plus élevé par rapport à ceux des infirmières et des médecins (p=0,002 et p<0,001, respectivement). Un nombre suboptimal de professionnels médicaux ont la base de connaissances appropriée et des compétences techniques pour enseigner les différentes techniques d’inhalation.

 

 

Travail réalisé pour la SKR par Mathieu Delorme (mathieu.delorme.pt@gmail.com) et Emilie Bialais (emilie.bialais@uclouvain.be).

 

Les auteurs ont réalisé ce travail en se basant sur le contenu original des articles.

 

La SKR vous présente le réseau Récup’air
La SKR vous présente le réseau Récup’air

La SKR a le plaisir de vous présenter le Réseau Récup’air, partenaire de la première Journée Francophone de Kinésithérapie Respiratoire. Voici un message de David Panteix, coordinateur kinésithérapeute du réseau à destination de tous les franciliens.

Recupair

Chère Consœur, Cher Confrère,
 
Suite à la 1ere journée de la SKR du 28 mai dernier et en tant que co-partenaire de cette journée, le réseau Recup’air coordonne, sur la région Ile de France et avec le soutien de l’ARS Ile de France, la mise en place de programmes ambulatoires de réhabilitation respiratoire depuis sa création en 2005.
 
Ces programmes s’adressent aux personnes souffrant d’une pathologie respiratoire chronique, notamment de type BPCO, qui malgré un traitement médicamenteux, sont limitées dans les activités quotidiennes.
Le réseau Recup’air propose ainsi une prise en charge pluridisciplinaire associant des kinésithérapeutes spécifiquement équipés et formés à ce traitement, des diététiciens et des psychologues pour des orientations en cabinet de ville associant un travail physique et éducatif personnalisé en fonction du handicap et des besoins.
 
Si vous êtes intéressés de rejoindre le réseau Recup’air et êtes sensibilisés à la kiné respiratoire dans votre pratique actuelle, nous vous invitons à suivre la prochaine session de formation « Réhabilitation respiratoire du patient BPCO » organisée en Avril 2017. Cette formation (agrée DPC) s’adresse à tout kinésithérapeute intervenant en cabinet libéral sur la région Ile de France. Plus d’informations en suivant ce lien.
 
Pour tout renseignement complémentaire, nous vous invitons à prendre contact avec David PANTEIX, coordinateur kinésithérapeute du réseau au 06 52 62 77 89 ou davidpanteix@yahoo.fr en vue d’échanger ensemble sur les modalités d’inscription et de prise en charge des patients en cabinet.
 
En vous remerciant de votre confiance, veuillez recevoir, Chère Consœur, Cher Confrère, nos confraternelles salutations.
 
David PANTEIX
Coordinateur kinésithérapeute  Réseau RECUP’AIR

“Lu pour vous” du mois d’avril
“Lu pour vous” du mois d’avril

Dans cette rubrique, les adhérents retrouvent chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article à la “une” détaillé et commenté !

Voici le “lu pour vous” du mois d’avril.

lu pour vous

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Nous vous proposons  également une sélection des meilleurs articles du mois :

1. BTS/ICS guideline for the ventilatory management of acute hypercapnic respiratory failure in adults.

Davidson et al. Thorax. 2016 Apr;71 Suppl 2:ii1-ii35.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit de recommandations conjointes de la British Thoracic Society et de l’Intensive Care Society concernant la prise en charge des insuffisances respiratoires aiguës hypercapniques chez l’adulte. Sont abordés les principes généraux de ventilation mécanique (modes, interfaces, oxygénation…), les pathologies chroniques sujettes à exacerbation hypercapnique (BPCO, asthme, mucoviscidose, …), les modalités de sevrage ventilatoire, l’organisation des soins ainsi que les thérapie en voie de développement (épuration extracorporelle, helium, …).

2. Aerosol Therapy in Adults Receiving High Flow Nasal Cannula Oxygen Therapy.

Réminiac et al. J Aerosol Med Pulm Drug Deliv. 2016 Apr;29(2):134-41.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude sur banc d’essai évaluant le dépôt pulmonaire potentiel d’un aérosol au cours du haut débit nasal. La configuration la plus efficace semble être d’utiliser un nébuliseur à tamis vibrant, placé en entrée de chambre d’humidification. L’augmentation du débit et la respiration bouche ouverte diminuent la dose délivrée. La simulation d’un pattern de détresse respiratoire (débit inspiratoire du modèle élevé) ne semble pas diminuer la qualité du dépôt pulmonaire. En configuration optimale (nébuliseur à tamis vibrant placé en amont de la chambre d’humidification, bouche fermé, débit de haut débit nasal à 30 l/min), le dépôt pulmonaire peut potentiellement atteindre 6,7 à 10,3% de la dose de charge (selon le débit inspiratoire du modèle). La pertinence clinique de ce mode d’administration reste à évaluer.

 

3. Acute respiratory distress syndrome.

Sweeney et al. Lancet. 2016 Apr 28. pii: S0140-6736(16)00578-X.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une revue narrative décrivant les mécanismes physiopathologiques impliqués dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë ainsi que les différentes modalités de traitement qui existent à ce jour, pharmacologiques ou non pharmacologiques. La mortalité dans le SDRA reste aujourd’hui voisine de 30%.

 

4. Effect of Postextubation High-Flow Nasal Cannula vs Conventional Oxygen Therapy on Reintubation in Low-Risk Patients: A Randomized Clinical Trial.

Hernández et al. JAMA. 2016 Apr 5;315(13):1354-61.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé conduit auprès de 527 patients de réanimation comparant l’efficacité du haut débit nasal à l’oxygénothérapie conventionnelle après extubation. Les patients inclus dans cette étude répondaient à des critères prédéfinis d’extubation programmée, et présentaient un risque faible de réintubation (moins de 65 ans, APACHE II < 12, IMC < 30, encombrement bronchique bien géré, sevrage simple, 0 ou 1 comorbidité, absence de cardiopathie, de BPCO modérée ou sévère, d’obstruction des voies aériennes, ou de ventilation mécanique prolongée). Le taux de réintubation à 72 heures dans le groupe haut débit nasal était significativement moins élevé que dans le groupe oxygénothérapie conventionnelle (respectivement 4,9% vs 12,2% ; p=0,004).

 

5. Conservative oxygen therapy in mechanically ventilated patients following cardiac arrest: A retrospective nested cohort study.

Eastwood et al. Resuscitation. 2016 Apr;101:108-14.  Voir l’abstract.

 

Chez les patients sous ventilation mécanique après un arrêt cardiaque, éviter l’hypoxémie apparaît être un enjeu crucial. Éviter l’hyperoxémie peut également être un élément important. Il s’agit ici d’une étude rétrospective évaluant deux cohortes de 50 patients chacunes, l’une avant, et l’autre après introduction d’un protocole de service différent dans l’approche de l’oxygénothérapie chez ces patients. La méthode évaluée, dite « conservative », consiste à titrer la FiO2 le plus bas possible pour obtenir une SpO2 cible entre 88 et 92%. Les patients du groupe « oxygénothérapie conservative » bénéficiaient d’une FiO2 moins élevée, étaient plus nombreux à recevoir de la ventilation en mode spontané et avaient une durée de séjour en réanimation moins importante. Cette étude supporte la faisabilité de la sécurité de cette approche chez les patients en réanimation après arrêt cardiaque.

 

6. Intensive Care Unit Acquired Weakness.

Jolley et al. Chest. 2016 Apr 7. pii: S0012-3692(16)47575-6.  Voir l’abstract.

 

Le nombre de patients admis en soins intensifs augmente alors que la mortalité diminue. Cette observation heureuse met cependant en exergue l’importance que peuvent avoir les répercussions cognitives et fonctionnelles après un séjour en réanimation. Ces incapacités acquises en réanimation peuvent perdurer pendant plusieurs années et augmenter les dépenses de santé en impactant également la qualité de vie des patients. Cette revue traite de l’épidémiologie et de la physiopathologie des ICU acquired weakness et propose une nouvelle stratégie dans la détection de celles-ci.

 

7. Speaking valves in tracheostomised ICU patients weaning off mechanical ventilation – do they facilitate lung recruitment? (Article en libre accès !)

Sutt et al. Crit Care. 2016 Apr 1;20(1):91.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude observationnelle conduite auprès de 20 patients trachéotomisés en cours de sevrage ventilatoire. Le recrutement pulmonaire était évalué par tomographie par impédance électrique au cours de séances de clapet phonatoire. Comparativement aux périodes de ventilation mécanique, le fait de dégonfler le ballonnet lors des séances de clapet phonatoire semble améliorer le recrutement pulmonaire.

 

8. Clinicians’ perceptions of rationales for rehabilitative exercise in a critical care setting: A cross-sectional study.

Nickels et al. Aust Crit Care. 2016 Apr 19. pii: S1036-7314(16)30003-0.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une enquête réalisée auprès des médecins, infirmiers et physiothérapeutes d’un centre hospitalier australien. L’objectif de cette enquête était d’identifier les éléments justifiant, selon les cliniciens, la mise en place d’une réhabilitation précoce chez les patients de réanimation. Selon les répondants (n=76), les principaux bénéfices attendus de cette prise en charge sont de diminuer la durée de séjour, prévenir le déconditionnement musculaire, et augmenter la force musculaire des patients.

 

9. Effect of nasal high-flow oxygen therapy on the swallowing reflex: an in vivo volunteer study.

Sanuki et al. Clin Oral Investig. 2016 Apr 8.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude physiologique menée auprès de 9 volontaires sains. L’objectif était d’évaluer la latence du réflexe de déglutition sous différents débits de haut débit nasal comparativement à une respiration spontanée sans aucune interface. Le réflexe de déglutition apparaissait plus précocement au cours des périodes de haut débit nasal comparativement à la période « contrôle ». Cette étude suggère que le haut débit nasal serait susceptible de faciliter le réflexe de déglutition, notamment en diminuant la latence de celui-ci.

Travail réalisé pour la SKR par Mathieu Delorme (mathieu.delorme.pt@gmail.com) et Emilie Bialais (emilie.bialais@uclouvain.be)

Les auteurs ont réalisé ce travail en se basant sur le contenu original des articles. 

Découvrez les partenaires de la 1ère journée francophone en Kinésithérapie Respiratoire !
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Découvrez les partenaires de la 1ère journée francophone en Kinésithérapie Respiratoire !

La 1ère édition de la Journée Francophone en Kinésithérapie Respiratoire vous permettra de rencontrer nos partenaires !

Vous aurez ainsi le plaisir de rencontrer plusieurs sociétés vous proposant des outils afin d’améliorer l’efficacité des soins de kinésithérapie et la qualité de vie des patients que ce soit en secteur hospitalier ou en soins de ville.

Nos partenaires privilégiés :

Mobile France SOS Oxygene
Philips

 

 

Ainsi que tous nos partenaires pour cette journée :

Homeperf Smiths Medical
MIR Lamirau Air Liquide
Resmed Lowenstein_Medical_France

Et la société AMEP distribuant le matériel “Orygen dual valve” en France.

Mobile France partenaire privilégié de la SKR !
Mobile France partenaire privilégié de la SKR !

La SKR vous invite à découvrir son partenaire privilégié : la société Mobile France, revendeur de la gamme MOTOmed en France.

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“Lu pour vous” du mois de Mars
“Lu pour vous” du mois de Mars

Dans cette rubrique, les adhérents retrouvent chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article à la “une” détaillé et commenté rien que pour vous !

Voici le “lu pour vous” du mois de mars.

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POUR ACCÉDER A LA LECTURE DÉTAILLÉE DE CET ARTICLE C’EST ICI

(Contenu uniquement accessible par les membres de la SKR. Pour obtenir la lecture détaillée, devenez membre !)

 

 

Nous vous proposons  également une sélection des meilleurs articles du mois :

1.Comparison Between Neurally Adjusted Ventilatory Assist and Pressure Support Ventilation Levels in Terms of Respiratory Effort.

Carteaux et al. Crit Care Med 2016; 44:503–511.  Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude physiologique menée auprès de 10 patients de réanimation, ventilés dans le cadre d’une insuffisance respiratoire aiguë. Les auteurs comparent l’effort respiratoire sous différents niveaux d’assistance en NAVA et en VSAI. La diminution de la charge de travail des muscles respiratoires était similaire entre des niveaux de 0,5 à 2,5 cmH2O/µvolt en NAVA à celle observée entre 7 et 25 cmH2O en VSAI (respectivement de 46 à 80% en NAVA et de 33 à 82% en aide). Dans ce groupe de patients, l’utilisation de la NAVA entraînait moins d’efforts inefficaces, mais plus de doubles-déclenchements que la VSAI.

 

2.Noninvasive Ventilation Intolerance: Characteristics, Predictors, and Outcomes.

Jinhua et al. Respir Care 2016;61(3):277–284. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude prospective observationnelle menée auprès de 961 patients chez qui de la VNI était prescrite dans le cadre d’une insuffisance respiratoire aiguë. 5,2% (n=50) des sujets inclus ne toléraient pas le traitement. L’intolérance à la VNI était indépendamment associée à un âge plus jeune, et à des fréquences respiratoires et cardiaques plus élevées au moment de l’initiation du traitement. Le taux d’intubation (44 vs 25,8%) et de décès (34 vs 22,4%) était plus important chez les patients ne tolérant pas la VNI. Les plaintes les plus fréquemment rapportées étaient une aggravation de la détresse respiratoire, une augmentation de la dyspnée et des débits ou pressions trop difficiles à supporter.

 

3.Dysfunction of respiratory muscles in critically ill patients on the intensive care unit. (Article en libre accès !)

Berger et al. J Cachexia Sarcopenia Muscle. 2016 Mar 9. doi: 10.1002/jcsm.12108. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une revue de littérature dans laquelle les auteurs présentent les données actuelles concernant les mécanismes pathophysiologiques impliqués dans la neuro-myopathie de réanimation et la dysfonction diaphragmatique liée à la ventilation mécanique. Les principales modifications observées sont une atrophie de sous-utilisation, associée à des changements microstructurels incluant une diminution de la synthèse protéique, une augmentation de la protéolyse, ainsi qu’un stress oxydatif possiblement lié à une dysfonction mitochondriale.

 

4.Effect of Noninvasive Ventilation on Tracheal Reintubation Among Patients With Hypoxemic respiratory Failure Following Abdominal Surgery. A Randomized Clinical Trial.

Jaber et al. JAMA. 2016 Apr 5;315(13):1345-53. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé mené auprès de 293 patients opérés d’une chirurgie abdominale et ayant développé dans les 7 jours postopératoires une détresse respiratoire aiguë hypoxémique. Les patients étaient randomisés en deux groupes : oxygénothérapie conventionnelle ou VNI. Le taux de réintubation dans la semaine suivant l’inclusion était significativement plus élevé dans le groupe oxygénothérapie que dans le groupe VNI (respectivement 45% et 33%). Le nombre de jours sous ventilation mécanique durant le premier mois et l’incidence des infections nosocomiales étaient significativement moins élevés dans le groupe VNI que dans le groupe oxygénothérapie. La mortalité dans le groupe VNI était de 14,9% contre 21,5% dans le groupe oxygénothérapie (non significatif).

 

5.Prolonged controlled mechanical ventilation in humans triggers myofibrillar contractile dysfunction and myofilament protein loss in the diaphragm.

Hussain et al. Thorax. 2016 Mar 31. pii: thoraxjnl-2015-207559. doi: 10.1136/thoraxjnl-2015-207559. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude physiologique visant à déterminer l’impact de la ventilation mécanique prolongée sur la contractilité des myofibrilles diaphragmatiques. Des biopsies ont été réalisées chez 12 sujets en état de mort cérébrale ventilés depuis plus de 12 heures et comparées à un groupe contrôle de 13 sujets opérés d’une chirurgie cardiaque et ventilés durant moins de 4 heures. La ventilation mécanique prolongée entraîne une diminution significative de la force musculaire active et passive générée par les myofibrilles diaphragmatiques. Cette diminution est causée en partie par une altération des propriétés dynamiques des chaînes de myosine et une réduction des niveaux de protéines myofibrillaires.

 

6.Use of highflow nasal cannula oxygenation in ICU adults: a narrative review.

Papazian et al. Intensive Care Med. 2016 Mar 11. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une revue de littérature concernant l’utilisation de l’oxygénothérapie à haut débit nasal. L’oxygénothérapie conventionnelle peut entraîner un certain inconfort et des résultats cliniques sous-optimaux, notamment à cause d’une FiO2 limitée et d’un conditionnement inadéquat des gaz inspirés en termes de température et d’humidification. L’oxygénothérapie à haut débit nasal délivre des débits jusqu’à 60 l/min et son efficacité clinique a été largement évaluée au cours de ces 10 dernières années, en particulier concernant l’amélioration des symptômes de détresse respiratoire, le recours à l’intubation, ou la mortalité. L’objectif principal de cette revue est d’orienter les cliniciens vers une pratique basée sur les preuves dans le cadre de l’utilisation de cette thérapie.

 

7.Nasal high flow oxygen therapy in patients with COPD reduces respiratory rate and tissue carbon dioxide while increasing tidal and end-expiratory lung volumes: a randomised crossover trial.

Fraser et al. Thorax. 2016 Mar 25. pii: thoraxjnl-2015-207962. doi: 10.1136/thoraxjnl-2015-207962. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé en cross-over mené auprès de 30 patients atteints de BPCO et bénéficiant d’une oxygénothérapie au long court à bas débit (2-4 l/min). Les patients étaient évalués pendant des périodes de 20 minutes chacunes, randomisées, sous oxygénothérapie conventionnelle et sous oxygénothérapie à haut débit (30 l/min). La TcCO2, le rapport I:E et la fréquence respiratoire étaient significativement diminués au cours du haut débit nasal. Le volume courant et le volume pulmonaire télé-expiratoire étaient significativement augmentés. Ces données physiologiques permettent d’expliquer en partie les bénéfices cliniques observés lors d’une utilisation au long court du haut débit nasal dans cette population.

 

8.Respiratory muscle strength is not decreased in patients undergoing cardiac surgery. (Article en libre accès !)

Urell et al. J Cardiothorac Surg. 2016 Mar 31;11(1):41. doi: 10.1186/s13019-016-0433-z. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une étude observationnelle menée auprès de 36 patients opérés d’une chirurgie cardiaque. L’altération de la fonction respiratoire est fréquente après chirurgie cardiaque et la diminution de la force des muscles respiratoires pourrait en partie expliquer ce phénomène. Dans cette étude, la force des muscles respiratoires mesurée avant et deux mois après l’intervention chirurgicale n’était pas significativement modifiée. Les interventions visant à améliorer la fonction respiratoire après chirurgie cardiaque doivent donc s’orienter vers d’autres objectifs que celui d’améliorer la force des muscles respiratoires.

 

9.Early Mobilization and Rehabilitation of the Critically Ill Patient.

Hashem et al. Chest. 2016 Mar 17. pii: S0012-3692(16)41641-7. doi: 10.1016/j.chest.2016.03.003. Voir l’abstract.

 

Il s’agit d’une revue d’une littérature dont les objectifs sont de décrire les facteurs de risque de dysfonction neuro-musculaire et d’altération de la mobilité associées à la réanimation, de mettre en évidence le rôle de la mobilisation et de la réhabilitation précoce dans l’amélioration du devenir des patients, et de proposer des stratégies permettant de contourner les barrières potentielles à la mise en place d’une réhabilitation précoce en réanimation.

 


Pour la SKR : réalisé par mathieu.delorme.pt@gmail.com et emilie.bialais@uclouvain.be

Inscription en Formation continue : Congrès et modules de la SKR
Inscription en Formation continue : Congrès et modules de la SKR

Ce formulaire d’inscription est réservée à l’inscription des agents par les responsables de la formation continue des établissements de santé. Les inscriptions individuelles se font directement sur les évènements des modules.

Merci de remplir tous les champs afin que nous puissions établir une convention de formation continue entre la SKR et votre établissement. Pour toute question merci d’écrire à contact@skreanimation.fr

La SKR se réserve le droit de ne pas établir de convention de formation pour quelque raison que ce soit et notamment si l’événement est déjà complet.

Congrès et modules de la SKR : Inscription en Formation Continue

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“Lu pour vous” du mois de Février
“Lu pour vous” du mois de Février

C’est avec plaisir et un peu de retard que nous lançons le “lu pour vous” de la Société de Kinésithérapie de Réanimation (SKR). Dans cette rubrique, les adhérents retrouverons chaque mois une sélection d’articles parus fraîchement ainsi qu’un article à la “une” détaillé et commenté rien que pour vous !

Article à la une ce mois-ci : Capture d’écran 2016-04-10 à 19.42.16

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Notre sélection du mois :

1. Aerosol therapy in intensive and intermediate care units: prospective observation of 2808 critically ill patients.

Ehrmann et al. Intensive Care Med. 2016 Feb;42(2):192-201. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude transversale de 2 semaines pour évaluer la prévalence de l’aérosolthérapie dans 81 unités de soins intensifs intermédiaires, dans 22 pays. Tous les aérosols délivrés aux patients ventilant spontanément ou sous ventilation mécanique, invasive ou non, ont été enregistrés et les médicaments, les dispositifs de nébulisation, les réglages de la ventilation ainsi que les circuits, l’humidification et les effets secondaires ont été notés.

L’aérosolthérapie concerne un quart des patients de soins intensifs et un cinquième des patients ventilés.

2. High flow nasal cannula for respiratory support in preterm infants.

Wilkinson et al. Cochrane Database Syst Rev. 2016 Feb 22;2:CD006405. Voir l’abstract

Il s’agit d’une revue Cochrane comparant la sécurité et l’efficacité de la thérapie nasale à haut débit (TNHD) par rapport à d’autres formes d’assistance respiratoire non invasive chez les nourrissons prématurés. Les essais randomisés ou quasi-randomisés comparant HFNC à d’autres formes non-invasives d’assistance respiratoire chez les nourrissons prématurés, immédiatement après la naissance ou après extubation, ont été sélectionnés.

La thérapie nasale par haut débit a une efficacité similaire aux autres formes d’assistance respiratoire non invasive chez les nourrissons prématurés pour prévenir l’échec du traitement, la mort et le pathologie pulmonaire chronique. Après l’extubation, la TNHD est associée à moins de traumatismes nasaux et peut être associée à moins de pneumothorax par rapport à la CPAP nasale. De plus amples données sont nécessaires pour évaluer la sécurité et l’efficacité de la TNHD dans les sous-groupes des très grands, à modérés, prématurés, ainsi que pour comparer différents dispositifs de HFNC.

3. Early rehabilitation for severe acquired brain injury in intensive care unit: multicenter observational study.

Bartolo et al. Eur J Phys Rehabil Med. 2016 Feb;52(1):90-100. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude prospective, observationnelle, multicentrique pour collecter les données cliniques et fonctionnelles de la prise en charge de réhabilitation précoce chez les patients traumatisés crâniens sévères pendant leur séjour en réanimation. Les patients ont été évalués à l’admission puis tous les 3  à 5 jours. L’étude souligne la nécessité de diffuser et de mettre en œuvre une culture de réhabilitation précoce chez ces patients traumatisés crâniens en phase critique.

4. Telemedicine Versus Face-to-Face Evaluations by Respiratory Therapists of Mechanically Ventilated Neonates and Children: A Pilot Study.

Bell et al. Respir Care. 2016 Feb;61(2):149-54. Voir l’abstract.

Le but de cette étude est de déterminer dans quelle mesure les évaluations respiratoires des nouveau-nés et des enfants ventilés sont corrélées lorsqu’elles sont effectuées simultanément par 2 thérapeutes respiratoires (RTs) face à face et par télémédecine.

Cette étude pilote porte sur 40 évaluations, par 16 RTs différents, sur 11 sujets (5 unités de soins intensifs de néonatologie ; 6 soins intensifs pédiatriques). Les formulaires ont été complété anonymement à l’admission par 2 RTs différents évaluant simultanément 14 variables de ventilation mécanique et respiratoires du patient. Celles-ci ont été utilisées pour déterminer les corrélations.

La télémédecine semble acceptable pour les RTs. L’évaluation par télémédecine est fortement corrélée avec les évaluations « face-à-face » pour 10 des 14 aspects de l’évaluation respiratoire. Une faible corrélation a été relevée pour les paramètres plus complexes, dépendant du patient, soulignant l’importance d’une enquête plus approfondie.

5. Is fear for postoperative cardiopulmonary complications after bariatric surgery in patients with obstructive sleep apnea justified? A systematic review.

de Raaff et al. Am J Surg. 2016 Apr;211(4):793-801. Voir l’abstract.

Le but de cette étude est d’évaluer l’influence des apnées obstructives du sommeil (OSA) sur les complications cardio-pulmonaires postopératoires chez les patients après une chirurgie bariatrique.

Treize études ont été incluses (n = 98935).

Dans l’ensemble, Les données ne montrent aucune association claire entre OSA et morbidité cardio-pulmonaire, admissions aux soins intensifs, mortalité et durée du séjour après la chirurgie bariatrique. Bien que cela remette en question la justification de l’admission postopératoire aux soins intensifs, des patients souffrant d’OSA, des études futures sont nécessaires pour investiguer l’effet du suivi des stratégies et l’optimisation des traitements, y compris l’utilisation de pression positive continue.

6. Factors Associated with Functional Recovery Among Older ICU Survivors.

Ferrante et al. Am J Respir Crit Care Med. 2016 Feb 3.  Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude prospective, observationnelle, multicentrique visant à identifier les facteurs associés au devenir fonctionnel chez les patients âgés (70 ans et plus) admis en réanimation. 52,3% des patients inclus dans cette étude ont récupéré dans les 6 mois suivant l’hospitalisation un statut fonctionnel équivalent à leur état stable avant admission. Une altération de la vision ou de l’audition avant admission en réanimation étaient fortement associées à un pronostic péjoratif de récupération fonctionnelle à 6 mois. Un IMC élevé et l’autonomie fonctionnelle avant l’admission étaient associés à une meilleure récupération.

7. Patient participation in pulmonary interventions to reduce postoperative pulmonary complications following cardiac surgery.

McTier et al. Aust Crit Care. 2016 Feb;29(1):35-40. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude de cohorte menée auprès de patients opérés d’une chirurgie cardiaque évaluant l’implication des patients dans la réalisation d’exercices respiratoires et de toux protégée en période postopératoire. La compréhension par le patient des techniques, de l’importance de celles-ci pour prévenir les complications postopératoires et de l’importance d’une bonne gestion de la douleur pour les réaliser étaient évaluées avant et après la période d’hospitalisation. Cette étude permet d’identifier des axes d’amélioration quant au rôle facilitateur des infirmiers dans l’information et l’éducation des patients en période postopératoire.

8. A Bedside Decision Tree for Use of Saline With Endotracheal Tube Suctioning in Children.

Owen et al. Crit Care Nurse. 2016 Feb;36(1):e1-e10. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude prospective ayant pour objectif d’évaluer l’association entre l’instillation de sérum physiologique lors des aspirations endotrachéales et la survenue d’évènements indésirables chez des enfants de moins de 18 ans sous ventilation mécanique invasive. L’instillation de sérum physiologique, le diamètre de la sonde d’intubation (≤ 4 mm) et les comorbidités respiratoires sont indépendamment associés à une augmentation du risque d’évènements indésirables (instabilité hémodynamique, bronchospasme, hypoxémie transitoire).

9. Daytime Versus Nighttime Extubations: A Comparison of Reintubation, Length of Stay, and Mortality.

Tischenkel et al. J Intensive Care Med. 2016 Feb;31(2):118-26. Voir l’abstract.

Il s’agit d’une étude rétrospective visant à évaluer si l’horaire d’extubation (jour ou nuit) est susceptible d’avoir une influence sur le taux de réintubation. Une extubation nocturne, dès qu’un patient rencontre les critères d’extubation, pourrait permettre de raccourcir la durée de ventilation mécanique que l’on sait délétère, alors qu’une extubation diurne permet en revanche d’assurer la présence d’un staff médical et paramédical plus important. Cette étude a été menée sur deux années auprès de 2240 patients. Les patients extubés la nuit (entre 19h et 7h) avaient un risque de réintubation, une durée de séjour hospitalier, et un taux de mortalité similaire aux patients extubés la journée.

Inscription Formation continue Journée GTK – SKR
Inscription Formation continue Journée GTK – SKR

Ce formulaire d’inscription est réservée à l’inscription des agents par les responsables de la formation continue des établissements de santé. Les inscriptions individuelles se font directement vers ce lien.

Merci de remplir tous les champs afin que nous puissions établir une convention de formation continue entre la SKR et votre établissement. Pour toute question merci de contacter Baptiste Michaux, trésorier de la SKR, baptiste.michaux[a]gmail.com.

Inscription Formation Continue Journée GTK-SKR

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Bienvenue à Paris pour la 1ère Journée Francophone en Kinésithérapie Respiratoire
Bienvenue à Paris pour la 1ère Journée Francophone en Kinésithérapie Respiratoire

La 1ère Journée Francophone en Kinésithérapie Respiratoire est organisée conjointement par le Groupe de Travail en Kinésithérapie (GTK) et la Société de Kinésithérapie de Réanimation (SKR). Cette journée aura lieu à la Faculté de Médecine de la Pitié Salpétrière (105 boulevard de l’hôpital, 75013, Paris).

Réservez votre samedi 28 mai pour assister à cette journée exceptionnelle.

Tarifs : 80 euros (tarif plein), 30 euros (tarif adhérent SPLF, SKR, SRLF, SFP) et 15 euros (tarif étudiant). Un justificatif vous sera demandé a posteriori pour les tarifs réduits.

Pour cette première, les orateurs aborderont différents thèmes de leurs champs d’expertise, comme l’échographie pulmonaire, le diaphragme, la physiologie cardio respiratoire, la ventilation mécanique, le monitoring respiratoire du patient, ou encore le réentrainement à l’effort…

Les inscriptions sont disponibles ici.

Voici le programme de la journée :

Visuel JFKR prgoramme

Vous pouvez également retrouver les partenaires de l’évènement en suivant ce lien. C’est aussi grâce à leur soutien que l’évènement peut avoir lieu !

Adhérents de la SKR, vous êtes désormais membres de la Société Française de Physiothérapie (SFP) !
Adhérents de la SKR, vous êtes désormais membres de la Société Française de Physiothérapie (SFP) !

Nous devenons partenaire de la Société Française de Physiothérapie (SFP).

La SKR est la première association en kinésithérapie respiratoire à rejoindre la SFP et confirme ainsi la volonté de rassemblement de la profession entrepris par la SFP ces dernières années.

Ce partenariat affirme la volonté de la SKR de soutenir le développement scientifique de la profession et son modèle du regroupement des sociétés savantes en kinésithérapie, tout en préservant leurs spécificités et en mettant en avant leurs spécialités.

La SKR souhaite que la convergence des sociétés en kinésithérapie, dont celles du domaine respiratoire, au sein de la SFP permette leur fédération et leur travail en commun grâce à la mutualisation des ressources humaines et matérielles.La SFP mettra toute son expérience au service de la SKR pour soutenir le développement d’objectifs communs comme la diffusion du savoir et des compétences dans le domaine de la kinésithérapie respiratoire.

Mais concrètement, qu’est ce que ça change pour vous, membres de la SKR ?!
La SKR étant partenaires de la SFP, ses adhérents deviennent donc membres de la SFP. Vous êtes désormais membres de la Société Française de Physiothérapie et pouvez profiter d’un accès gratuit à la Cochrane Library, de tarifs réduits pour les JFK et pour l’abonnement à Kinésithérapie, la revue.
Assemblée générale de la Société de Kinésithérapie de Réanimation
Assemblée générale de la Société de Kinésithérapie de Réanimation

L’assemblée générale de la société de kinésithérapie de réanimation s’est tenue à Paris lors du congrès réanimation mercredi 13 janvier et un nouveau bureau a été élu. La nouvelle équipe de la SKR est prête a relever le défi d’une nouvelle année riche en coopération et en projet. Venez découvrir ceux qui composent le nouveau conseil d’administration de votre association juste ici !

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